Courir Free, mon objectif 2018

Ma résolution running 2018 s’appelle COURIR FREE. J’en parlerai chaque semaine avec vous sur Instagram et on en parlera au terme des 52 semaines de cette année dans un article dédié pour voir ce que ça m’a apporté. Pour l’heure, je vous explique tout de cette démarche.

Je vais me faire des ennemis, certains vont carrément se moquer car mon initiative n’est pas à la mode. Il n’y a rien à vendre mais je m’en fiche d’être à contre courant. ​
C’est une infime décision, peut-être beaucoup de bruit pour rien mais après 3 ans de run, je suis prête à essayer une pratique différente.

EN 2018 JE COURRAI UNE FOIS PAR SEMAINE SANS MONTRE ET SANS TÉLÉPHONE .

C’était déjà le cas les jours où je n’ai plus de batterie sur ma montre ou quand je m’en fiche de savoir les Stats mais là c’est différent car je vais observer le ressenti de ces run en me posant des règles. Je ne le ferai pas seulement une fois de temps en temps mais en le répétant chaque semaine scrupuleusement et peu importe mes objectifs personnels. Chaque fois que je prendrai la parole sur le sujet, je hashtaguerai #courirfree et vous pourrez retrouver facilement mes posts dédiés. Ce hashtag n’est d’ailleurs pas le mien, c’est aussi le vôtre, le nôtre.

Je ne compte pas me radicaliser ensuite en me nourrissant de graines et en courant pieds nus , je cherche juste grâce à « courir free » à reconnecter à mon kiff sportif numéro 1.

Je n’ai pas de chrono dans le viseur, je ne gagne pas d’argent avec des podiums et si j’ai trouvé sur Instagram une belle communauté, ce n’est pas le résultat mais les moyens d’y accéder qui nous ont réuni pour échanger. Par le passé j’ai été accroc aux chiffres puisque j’ai même déjà terminé une prépa (celle des 20km de Paris avec Coach Coelho dont je parle ici ) et j’ai aimé ça ( j’avais tiré un bilan de cette expérience collée à ma montre dans cet article ) mais là, je suis prête à passer un cap.

C’est marrant car mon obsession des chiffres avait commencé avec le poids sur la balance il y a quelques années. Embrassant le courant du « bodypositive » et grâce à un long travail sur moi, aujourd’hui j’ai pris du recul et ne me pèse que de rares fois. Monter sur la balance trop souvent, se définir par ce chiffre est angoissant est mal vu et tout le monde s’accorde à dire que c’est toxique alors que parler course à pied en distance au centimètre près ou chrono à la seconde exacte est tout à fait normal pour tous les runneurs.

Plus qu’une autre peut-être, je me compare et ce que je faisais naturellement pour décompresser jusqu’à maintenant devient presque parfois un peu toxique et m’empêche d’avancer.

« Combien tu fais sur un 10km ? C’est quoi ta vitesse moyenne ?

On n’oublie de se demander comment était nos sensations, si le paysage était sympa, et le résultat parfois l’emporte sur la passion de la course à pied. Si ça se trouve ce genre de petit blocage n’est que dans ma tête mais à force de regarder et de parler de chiffres, je me rabaisse involontairement au détriment du plaisir simple de courir.

Ce n’est pas une résolution de faible, un moyen de justifier que je courrai lentement, au contraire je suis prête à me faire confiance et continuer à aller de l’avant. Je suis plus rapide que certains, moins que d’autres mais ce n’est pas comme cela que je veux établir mon niveau.

Je ne prendrai pas de risque en osant cette séance la nuit ou en montagne , je vais y aller par étapes en restant proche de chez moi , et si je cours accompagnée, je demanderai des photos + notre compteur pour ajouter cette séance manuellement sur Strava ( Foufou Foutrak) et écrire un post instagram. Dans ma poche, j’aurai toujours un numéro de téléphone manuscrit, ma carte bancaire et un billet au cas où.

Courir free pour moi c’est aussi courir sans m’arrêter pour geeker (j’adore vous montrer mes spots favoris en instastory ou sur Snapchat ) mais courir pour écouter mon environnement donc également courir sans ma playlist musicale chérie et pour moi en ville ce ne sera pas toujours facile !

Je ne dis pas que j’arrête de m’intéresser aux chiffres mais comme toutes ces comparaisons m’épuisent, j’ai décidé de garder mon énergie pour accomplir mes objectifs .​

En 2018 j’ai envie de progresser mais en plaçant le curseur ailleurs que sur « la performance ».

J’ai envie de courir plus vite, plus loin, me sentir plus forte et quand on me demandera après une course « Alors comment c’était ? », je veux répondre sans regarder mon chrono en premier pour dire si ça a été et j’ai aimé.

C’est pas grand chose, c’est une démarche personnelle alors tant pis si je ne fais pas l’unanimité, si ce que je raconte vous fait « peur » ou vous trouverez cette démarche inutile mais en 2018 je veux voir ce que ça fait 52 fois de COURIR FREE.

 

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