Et si je courais le Marathon de Paris ?

Dimanche 8 avril 2018: Marathon de Paris. Mon premier marathon que je prépare depuis 12 semaines déjà sans en avoir jamais parlé nulle part, je vous explique pourquoi. 

C’est un « secret » sur les réseaux sociaux mais pas dans mon entourage et ce matin alors que le départ va retentir, je me confesse ici.

Pas évident de rédiger autour de ces 42,195km que je n’ai pas encore réalisés mais plutôt qu’attendre le résultat, je veux vous parler de cette démarche, la plus importante partie de ce récit selon moi.

Les vrais savent.

Je commence la course à pied en octobre 2014 ( 10 km du Run in Lyon ), je réalise mon premier semi-marathon à Annecy en avril 2015, je multiplie les dossards et les réussites alors naturellement, je m’inscris au Marathon de Paris qui aura lieu le 2 avril 2016.

 

A cette époque, j’encaisse de grosses semaines, j’augmente le volume et me sentant plus en forme que jamais (et 15kilos plus légère qu’aujourd’hui…), je démarre une prépa en 10 semaines pour viser 4h/4h15. Je pratique le Crossfit encore 3/4 fois par semaine, je n’ai pas totalement arrêté le fitness, je voyage souvent, je pars une semaine au ski, bref, un début d’année un peu trop hyperactif… Toutes mes séances passent ( même les 8x800m à 4’30…) sauf que je n’écoute pas la fatigue et ce qui devait arriver arriva : j’explose physiquement sur mon semi-marathon de préparation en semaine 8. Des courbatures géantes à cause d’un WOD trois jours auparavant et plutôt que faire une pause, je cours 21,1km en pleurant presque de douleur aux quadris. En rentrant chez moi mon pied a triplé de volume, je passe des examens, c’est fini.

Ma tendinite au tendon d’Achille.

Je ne le sais pas mais c’est le début de presque un an et demi de galère. De kiné, de pauses, de reprises, de galères. Je ne comprends pas pourquoi je guéris si lentement et je me reblesse encore et encore sur mes tendons d’Achille.

Le 2 avril 2016, je pleure toutes les larmes de mon corps. Ce week-end là, j’aurais dû courir mon marathon mais forfait, je suis à malgré tout à Paris avec mon amie Flora blessée elle aussi et on acclame Tralulu qui courra son premier 42,195 km sans nous. Je ne croyais pas aimer tant que ça la course à pied et je me retrouve comme une conne à chouigner pour cette course dont j’ai rêvé.

La guérison se passe, je reprends surement trop vite ( 2016 est l’année où je dispute 3 Spartan Race à Valmorel, Paris et Morzine sur la Beast pour obtenir ma médaille Trifecta ) et moi qui croyais prendre ma revanche à Lyon en octobre où je m’inscris, j’abandonne à cause d’une nouvelle tendinite. Je me soigne, je me reblesse de l’autre coté, je fais même des tendinites au triceps en compensant avec le Crossfit, mon corps me dit merde et m’échappe comme jamais.

Je n’accepte pas le mot « sur entrainement ». Je trouve la situation injuste. j’en veux à la terre entière. J’essaye toute les techniques. Osthéo, éthiopate, arrêt du lactose, passage chez le dentiste pour vérifier que je n’ai pas de carie, cryothérapie ( mon article sur le sujet ici ) je n’en peux plus de subir toutes ces tendinites.

9 avril 2017. Après six mois tranquille, le sort s’acharne. Alors que je cours en entrainement le jour du Marathon de Paris avec mon amie Gaëlle à Lyon, mon pied lâche. Tendinite de l’insertion de je ne sais quoi. On me parle de fracture de fatigue.  Putain de merde. Aucun symptôme avant et une reprise progressive n’auront pas suffi à enrayer cette spirale négative. Je ne craque plus. Je m’en fous. J’arrête le crossfit. Je ne fais rien pendant 7 semaines. Pas de renfo chez moi, pas de nage, que dalle. Si mon corps réclame du repos, il va en avoir. Marlène la Kiné qui m’a suivi une bonne partie de cette période m’a beaucoup aidée. Pas par ses soins ( pardon Marlène ) mais en soulevant qu’il y avait sûrement un problème à régler dans ma pratique. J’aime le run mais je passe plus de temps blessée qu’à le pratiquer. Contradiction inexpliquée.

7 semaines de pause et je reprends tout à zéro ou presque. Et sans respecter aucune règle mais à ma sauce. J’arrête définitivement les soins de kinésithérapie.

La rencontre avec « mon mentor »

il est déterminant. Dans mon choix de courir ce marathon de paris mais surtout dans ma nouvelle façon de pratiquer le sport de façon modérée. Mon « mentor », c’est le nom pour rigoler que je donne à Mathieu, le fameux @mathieuspode qui tient la boutique de course à pied Spode à Lyon. Il se moque de moi quand je lui parle d’arrêter l’alcool pour mes tendons ou quand je lui dis que je veux revenir à mon meilleur niveau ( 1h56 sur semi ). Il me bouscule volontairement quand il me demande  » Du fractionné pour faire quoi » alors que je recours à peine depuis trois semaines. Il est rude, maladroit mais complètement dans le juste.

La sur-information, la comparaison sur les réseaux sociaux et je me suis complètement perdue. Je cherche à courir vite alors que mon dada c’est l’endurance. Pourquoi je parle de chrono sur semi alors que j’ai la passion du trail et je m’en fiche ?

Nos nombreux échanges auront un impact direct sur ma reprise et ce dossard aujourd’hui. Mathieu et Thomas ( le fameux @tomspode du tunnel ) m’ont complètement « ré-éduqués » à la course à pied et le plaisir sans souffrir sur du spécifique. Mathieu et Thomas ne sont pas des coachs, juste des passionnés mais pas le genre d’addicts qui tiennent des propos démesurés, non ce sont des pratiquants modérés. Je suis finisher de mon défi 2017 à La Plagne ( La 6D Lacs et ses 29km/1700 D+ à relire ici ), j’ose même une prépa avec un spécialiste pour les 20 km de Paris, la confiance revient petit à petit.

Pourquoi ce Marathon ?

Je me crois maudite avec Paris. Voilà ma seule peur d’ailleurs aujourd’hui. Mathieu me maintient que ça n’a rien à voir avec cette course et cette date. Pire, il « m’ordonne » de conjurer le sort.

Un soir d’octobre où je traine encore trop tard chez Spode, alors qu’on parle de nos rêves et objectifs, il me dit que je dois passer par cette course pour tourner définitivement la page sur cette année et demi chaotique. Je ne comprends pas cette idée autant que je la comprends; il a tort et il a raison.

Je veux pas et je veux participer à la fois et finalement j’accepte ce pari sans trop discuter.

Le dossard, c’est un cadeau de Stimium qui m’accompagne par ses produits que j’adore pour de vrai. Leur dossier spécial marathon est très intéressant à lire ( filez le découvrir ici ). Cure de MC3, la gamme Articulations pendant 20 jours, les sticks Régénération à diluer, voilà ceux que je préfère et dont j’ai remarqué une vraie efficacité. Merci la team !

La tenue, j’y reviendrai plus tard dessus car je voudrais être sûre de l’avoir bien choisie. Je remercie énormément Spode Lyon qui m’a justement offert les chaussures Nike Vomero 13 et ce t-shirt pour me porter bonheur et m’aider dans cette préparation.

La préparation ? 

N’allez pas croire qu’il s’agit d’un « Marathon surprise » auquel je me suis inscrite pour le délire.

Je sors de 12 semaines de préparation. Oui oui, 12 semaines de séances réfléchies, moi qui prône le #courirfree et les sensations au feeling. Rien n’est incompatible.

530,6 kilomètres depuis le 1 er janvier 2018.

165,1 en janvier. 161,9 en février. 186,3 en mars. Et surtout, 8783 mètres de dénivelé.

Ce début d’année est celui de tous les records. Jamais je n’avais réussi à tenir 5 séances en une semaine, jamais je n’avais couru 51,5km en 7 jours, jamais je n’avais autant cru en moi.

Une fois par semaine, je me suis tenue à du body balance en cours collectif pour le renforcement doux ou du yoga sur Youtube avec Yoga fire by Jo.

On verra si ça suffit, si c’était trop, si j’ai fait n’importe quoi, mais cette prépa trail ( plus de dénivelé les 3/4 dernières semaines ) était la bonne pour moi.

Je me présente ce matin en forme, avec le sourire et l’envie. Aucune fatigue, aucune lassitude, j’ai fait ce que j’ai réfléchi et voulu, le dénouement me dira si la ligne d’arrivée est possible.

J’ai énormément privilégié l’endurance fondamentale, j’ai fait une fois par semaine du fractionné long ( 2 fois 10 minutes plus rapides dans mes sorties longues ) et les fameuses sorties longues avec ou sans dossard en intégrant malgré tout ma résolution 2018 #courirfree. Beaucoup de trail, trop peut-être mais tant pis, le contraire m’aurait frustré et je me serais lassée.

Comme quoi on peut essayer une prépa sans se focaliser sur les chiffres et sans se couper de sa vie sociale et ses vraies envies sportives.

L’enjeu

Ne pas se blesser. Affronter l’ancien moi avec le regard bienveillant de la nouvelle Laura. Ne pas renoncer juste comme ça et y croire. Si j’abandonne par contre, ce ne sera pas grave.

42,195km, ça va faire mal à tout le monde. C’est le moment pour moi de me me prouver que je sais faire la différence entre la gêne, la douleur et la blessure.

Le chrono, je m’en fous honnêtement. Je veux seulement recourir par la suite et ne pas faire une croix sur tous mes objectifs 2018 dont le fameux Volcanic challenge le 18 juin avec Chamina Voyages.

J’ai lu quelque part qu’en 2017, 97% des coureurs qui ont pris le départ du Marathon de Paris en ont franchi la ligne d’arrivée.

ET POURQUOI PAS MOI ?

J’espère que vous ne m’en voudrez pas pour ces silences, j’avais besoin de vivre ces semaines d’entrainement juste moi mais bientôt je vous reparle de mes derniers jours en détail.

DIMANCHE 8 AVRIL, DOSSARD 38839, TIRE LA CHASSE D’EAU ET LET’S GO !

 

Instagram
Facebook
Facebook
TWITTER
PINTEREST

Related Post

22 thoughts on “Et si je courais le Marathon de Paris ?

  1. T’en vouloir de quoi? De t’entraîner en silence pour réaliser tes rêves ? Je pense que cela a sûrement t’en couter à toi plus qu’à nous en tout cas , cet article est profond et il me donne les frissons .. et je suis en pensée avec toi sur la course ‍♀️ alors kiff mais vraiment ! Car je veux les avoir encore ces frissons pour le CR! Et tu vas y arriver

  2. Hello Foufou!
    Très bel article, je ne connaissais pas ton parcours sportif, je te suis sur instagram depuis 1 an seulement….
    Tu es en train de courir ce marathon pendant que j’écris ces lignes, je te souhaite de le terminer sans problème afin que tu puisses tourner cette page et continuer sur ta lancée avec toutes ces belles courses de trail dont tu rêves!! Et dont tu nous fais rêver en partagant tes photos et CR…
    Bonne route!
    Chloé

  3. Waw, je te félicite pour cette décision qui sera, j’en suis sure, une belle revanche sur les dates précédentes ! Bravo d’avoir tenu ça secret
    Je vais te suivre toute la matinée et je suis contente pour toi que tu te lances dans ce challenge ! Vivement te voir avec la médaille autour du cou !

  4. Hello 🙂 ton article est tellement juste!je ne te suis pas depuis très longtemps mais j’apprécie beaucoup ta façon de voir la course à pied,le courir free.

    Je cours depuis 2 ans et demi et comme toi la première année j’ai eu tendance à augmenter les distances,5km,10km,15 km (en urban trail) et envisager mon premier semi marathon.et finalement je me suis rendue compte que je n’étais pas prête,j’ai repoussé le projet à cette année,cette année 2018 ou avec des collègues de boulot on s’est lancée dans ce projet fou de raid des alizés (que tu as déjà fait,j’ai lu ton compte rendu qui était très intéressant)

    Aujourd’hui j’aurai du prendre le départ d’un trail de 15km 270 D+ avec mes coéquipières du raid mais une petite intervention m’en a empêché,ton article me réconforte car je me dis qu’un jour (et quand on s’en fout) je prendrai ma revanche

    Pour finir cette longue tartine je veux juste te dire merci,merci de me faire rire avec tes stories,de montrer que la course à pied ce n’est pas que des chronos mais avant tout du plaisir

  5. Magnifique article…Je suis également victime de tendinite … Je n’ai pas du tout repris encore la course.. et j’avoue que je fais subir à mon corps 3 à 4 séances de crossfit par semaine…

    Bonne chance, fait toi plaisir.. ! Ça va le faire : j’y crois !

  6. Bel article…mes félicitations t’accompagnent pendant ta course puisque tu réalises ton projet.
    Je suis actuellement blessée et ton article positif me redonne du baume au coeur…même si j’accepte cette pause forcée car je sais que moi aussi i’ll be back … en tous cas tu es inspirante et inspirée, merci Foutrak, te lire est toujours un plaisir

  7. Bravo Laura !!
    J’ai réussi à t’apercecoir au kilomètre 21 !
    Encore une fois une vraie preuve que tu es une belle personne : d’avoir gardée ce projet secret. Ainsi tu as ou vivre tes entraînements pleinement. Dans ce stress des réseau sociaux.
    Je t’ai suivi en live sur le site du marathon je sais donc que tu l’as terminé.
    Bravo tu peux être fière de toi !!

  8. On peut dire maintenant: tu l’as FAIS!!! Encore félicitation. Parfois aussi ça fait du bien de ne pas tout partager sur les réseaux (même si je pense qu’à certain moment ça devait être plus difficile de ne rien dire) . Tu as pris une belle revanche sur les dernières années. Ce n’est pas facile d’ècouter son corps, mais c’est le seul qui nous connaît vraiment. J’avoue que parfois il m’emmerde!!! Je fais ma têtue, mais je commence doucement à trouver ce qui lui correspond pour continuer à bien courir & je me compare plus aux autres. Je crois que c’est aussi en partie grâce à toi aussi ☺️
    Finito pour le pavé -désolée- belle journée!

  9. Ben Pkoi on t’en voudrait ? Tu fais ça pour toi pas pour nous !!
    Je n’ai aucun doute sur ta capacité à terminer tu es une guerrière !
    Et merci pour la piqure de rappel sur tes blessures ton’ changement de vision, au final j’avais oublié que tu avais traversé tout ça et ça remet les choses à leur place, pour ma propre expérience.
    La bise Foufou !

  10. Heyyyy !!!!! Super !!!! Félicitation pour ta course et puis au final parfois c’est mieux de vivre ce genre d’événement pour soi ! on a rien a prouver aux autres 😉 ça permet d’aborder l’entrainement et la course sans pression, je pense … bravo !

  11. Bonjour’
    A l’heure où je t’écris tu as franchi la ligne d’arrivée. Bravo! Quelque soit la course la terminer est une réussite. Je cours depuis 20 ans , je n’ai jamais fait de marathon cette course sur route ne m’intéresse pas je préfère le trail sans montre juste un chrono qui me permet de voir le temps qu’il me reste à parcourir, pour la distance il y a toujours un coureur avec un GPS qui passe par là!
    Il est important d’écouter son corps . D’en prendre soin . C’est une belle machine que nous avons là et puis la course à pied est pour moi un plaisir avant tout.
    Bon courage pour tes challenges qui ont l’air très chouettes
    Et bravo encore d’avoir franchi la ligne sous le soleil , quelle chance!
    Cyrille Une coureuse du dimanche mais pas que…

  12. Bravo Laura ! Quelle surprise de te découvrir sur la ligne de départ hier mais quel bonheur de avoir suivi en direct jusqu’a cette finish line! Une course c’est avant avant-tout pour soi qu’on l’a fait et tu as largement rempli le contrat et tu peux être fière de toi.
    En tant qu’abonnee Fidèle je ne t’en veux pas de nous avoir cachee cette belle surprise , tu en fais déjà tellement ! Normal d’en garder un peu pr soi et ses proches 😉
    Félicitations ma belle , savoure !!!
    Nanonfit (insta)

  13. Cet article est ouf. Il est humble. Il est toi quoi 🙂
    Je me souviens t’avoir suivi sur ta prepa du marathon de Paris 2016, avoir été déçu pour toi que tu abandonnes, avoir vu ton retour progressif au running (dont les fameuses Wings for Life où t’as flashée sur mon headband aha) puis encore ta nouvelle blessure l’année dernière…
    Mais surtout j’ai vu une nana qui nous a montré que le chrono on s’en fou. Que le plus important c’est de faire ce qu’on aime, que la vie est faite d’embûches mais qu’on finit toujours par se relever.
    Finalement je t’ai un peu vu grandir depuis 2016 (punaise je te suis depuis longtemps en fait aha) mais je pense aussi que tu as permis à de nombreux abonnés de prendre confiance en eux & qu’il ne faut pas se fier aux paillettes qu’on voit dans beaucoup de compte IG. Toi t’es là avec un vrai compte qui a toujours été sincère.
    Je suis vraiment contente pour toi que tu aies décidé de prendre ta revanche, de relever ce fameux défi dont tu rêvais il y a 2 ans.
    Je t’ai vu dans le mal sur la course mais t’as rien lâchée quand même meumeuf. Tu l’as fais. Tu es marathonienne !

  14. C’est con mais cet article m’a presque autant émue qu’un CR a proprement parlé du marathon !
    Je te suis depuis assez longtemps pour savoir a quelle point ton année 2016 à été brimée et je suis vraiment contente que tu ais pu prendre ta revanche sur les blessures, que tu ais pu retrouver du plaisir et trouver ta façon de le faire.
    BRAVO pour ton marathon !! Tu peux être fière de toi courbature ou pas !
    On prends des dossards pour des raisons qui nous sont propre et je crois que tu as réussi à faire le marathon que tu souhaitais. 🙂

    Bonne continuation et vivement la suite ! 😉

  15. Olala ma belle foufou! (oui c’est ridicule, comme si on était intime, mais tout cela me parle tellement!). Que ça fait du bien de lire ça…. du bon sens, de l’équilibre, de la raison… C’est pour ça qu’on t’aime. Et je t’avoue que dans le sas de départ, quand j’ai checké une dernière fois mon insta avant de passer en mode avion, et que j’ai vu ta bouille avec un dossard du MDP, ça m’a fichu les frissons!!! J’ai pensé à toi à chaque paire de nattes que j’ai croisé (avant de me rendre compte le soir-même que tu n’avais pas du tout cette coiffure ce jour là lol)
    Alors, BRAVO BRAVO et MERCI!

  16. Je lis cet article seulement maintenant c’est très intéressant de voir ton cheminement. Tu as eu raison de te lancer tu l’as fait pour toi pas pour Insyagram ou autre et tu t’es super bien préparée bravo!!!
    J’imagine que les mois et mois à enchaîner les blessures ont été plus que pénibles mais maintenant c’est derrière toi et tu as pris de nouvelles bonnes habitudes donc il y a du bien qui en est sorti 🙂

  17. J’adore ta démarche, ton parcours ! Je t’ai suivie dans tes instastories dimanche et j’ai été émue pour toi ! Merci de nous partager tout ça. Moi même blessée, je vis ces moments par procuration, je me remets en question et j’apprends de tes propres leçons ! Je rêvais de fêter mes deux ans de course à pied sur le marathon du Run in Lyon en octobre, et même si c’est encore loin, je sais déjà que je n’y participerai pas car je n’ai pas couru depuis novembre et que j’aurais trop peur de me blesser en reprenant trop vite, en voulant atteindre cet objectif à tout prix. La leçon est amère, mais des parcours comme le tien me rappellent que ce n’est pas fini pour autant ! J’espère à dans pas si longtemps à l’occaSion d’un mardi Spode !

  18. Waouw dingue! On a à peu près la même histoire, sauf que dans mon cas le surentrainement n’aura mené « qu' »à une diminution de mes performances… Que j’ai énormément de mal à accepter. Je me suis envolée dès le début, j’ai fait des mois à 250km avec des RP à la suite des autres et puis… Je n’ai plus avancé. Je n’avance plus. Je fais mes 10km en 5′ de plus que l’année passée sur un même parcours. Je suis passée à 6 sorties/semaine à 3-4, je fais presque 100km en moins par mois. Mais mon corps me dit merde. Je trouve ça injuste aussi, pourquoi est-on stoppés net dans notre élan alors qu’on ne demande rien à personne et qu’on fait simplement le sport qu’on aime…? Parfois j’ai envie de tout abandonner, je ne supporte pas la régression… Et puis je te lis, je te suis, et ça me rebooste à fond. Après tout oui c’est le sport qu’on aime, donc on s’en fout de notre chrono… Mais il y aura toujours ce petit pincement au coeur quand on regarde ses chronos d’avant. Bref sorry pour ce roman, mais ton histoire me parle tellement. Tu n’es pas seule foufou! Gros bisous

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Sur Facebook…

Ecris-moi !