Marcher dans les Cévennes: Découverte du Mont-Aigoual

Grande première : je n’ai pas seulement randonné dans les Cévennes mais j’ai randonné dans les Cévennes… En groupe ! Allez je vous raconte tout !

La randonnée c’est une de mes grandes passions que je pratique dès que j’ai des jours disponibles ou quand je suis en vacances et c’est à pied que je préfère découvrir la France. J’ai commencé les treks par un voyage dans les balcons de l’Anapurna au Népal en 2015 et depuis je n’arrête plus. A la journée autour de chez moi ( dans le Pilat par exemple ) ou lors de mon expérience solo en 10 jours autour du Mont-Blanc en septembre 2017, j’adore ces moments en pleine nature

Voyager en groupe sans groupe : j’ai opté pour la formule en liberté

Des tracés GPX, des instructions transmises en amont, une formule en demi pension réservée par une agence… c’est Chamina Voyages qui s’est occupé de toutes ces formalités pour des questions de responsabilité car je ne suis pas guide de randonnée. Mon idée était de donner le déclic à des personnes qui n’osent pas partir seules de se lancer et si besoin, être la bonne copine avec qui partager petits-dej, apéros et diners durant 4 jours.

Dernièrement sur mon blog, je proposais à tous les curieux ou amateurs de randonnée de se joindre à moi ( les articles de présentation sont encore en ligne sur mon blog ) et 15 personnes se sont inscrites pour découvrir les Cévennes.

Certains ont marché seuls, d’autres plus rapidement que moi et chaque jour avec une petite team, nous fermions le cortège pour profiter encore plus des sentiers ( et des ravitaillements haha ). Du randonneur débutant au marcheur confirmé, chacun a vécu différemment ce trek de niveau modéré.

Je suis ravie d’avoir conçu le circuit sur mesure avec Chamina Voyages et je remercie les équipes pour la confiance sur ce projet et en particulier Audrey et Michel.

Bonjour jolies Cévennes !

Les Cévennes à la base, j’avais du mal à les placer sur une carte. A 3h45 de Lyon en voiture, 1h30 de la gare TGV la plus proche, ce parc national protégé agitait mon imagination. De ce mythique Mont Aigoual, je peux dire aujourd’hui après l’avoir un tout petit peu visité qu’il se trouve au coeur d’un pays de contrastes offrant une variété de paysages incroyables. L’architecture est typique des villages du sud, l’aspect culturel des Cévennes est très important ( Musée cévenole au Vigan, observatoire météorologique du Mont Aigoual… ) et tout peut changer d’un jour à l’autre en fonction de l’altitude et la météo. Le vert des chênes, les sous bois emplis de châtaigniers, les genêts jaune éclatant et puis d’un coup, la pluie et le brouillard au sommet du Mont Aigoual.

Vous l’avez peut-être suivi sur instagram mais en effet la météo n’a pas été toujours avec nous même en plein mois de mai et pourtant, j’ai aimé ce que j’ai vu tous les jours.

Si tout s’est hyper bien déroulé dans l’ensemble, je ne peux pas ne pas parler du jour 2 et l’épisode rocambolesque de l’horrible kilomètre dans les ronces qu’on a subi alors que ce voyage était pourtant bien ficelé. Un sentier fermé ou mal entretenu ça m’est déjà arrivé, ça m’arrivera encore mais avec un groupe de marcheurs que j’ai entrainé dans mon merdier, c’était parfaitement inédit. Je n’étais pas sereine et très gênée qu’ils vivent ce passage avec moi sur le moment mais après en avoir discuté et débriefé ensemble, tout le monde a accepté et compris que l’imprévisible fait partie qu’on le veuille ou non de ce type d’aventure.

Quelques griffures, quelques frayeurs de ne plus marcher sur un sentier bien balisé ( pas de problème de marquage les autres jours à part celui-là ) et puis surtout, il y a bien d’autres anecdotes et souvenirs positifs à retenir de ce trek de 4 jour autour du Moins Aigoual.

Michel et Chamina, nos deux mignons invités surprise

Alors que nous nous sortons enfin du fameux passage de ronces avec ma petite team ( nous étions 8 à fermer la marche ), nous tombons sur un villageois de La Valette, le lieu dit où nous tombons soulagés sur le sentier en bon état. Il nous a vu et entendus descendre du col des vieilles ( là où tout a commencé ) depuis chez lui et s’étonne de nous trouver souriants et pas trop amochés par les griffures. Nous lui racontons notre mésaventure, il nous confirme que nous ne sommes pas les premiers à qui ça arrive car il s’agit toujours du GR officiel ( à tort ) et nous bavardons au pied de son jardin avant de lui demander cette photo de nous tous, heureux malgré tout.

Alors que nous continuons vers Vallaurgue, deux chevreaux nous emboîtent le pas. Nous sommes étonnés de les trouver hors de leur terrain de jeu habituel alors nous faisons un rapide selfie et quelques photos avant qu’ils s’en aillent. Nous pensions les effrayer, qu’ils feraient chemin arrière et pas du tout, ces deux biquettes se joindront à nous jusqu’à l’arrivée de cette deuxième étape de dix kilomètres 3h plus tard.

J’ai honte mais je propose et accepte qu’on appelle ces adorables chevreaux Michel et Chamina, en l’honneur de notre fidèle correspondant au sein de l’agence de voyage du même nom. Ils parcourent les sentiers, s’arrêtent avec nous quand nous faisons des pauses et rongent nos lacets comme des enfants qui s’amusent. Je croise habituellement des ânes, des encornés ( plein le Cantal avec Mama ! ) , des troupeaux de moutons mais des biquettes qui adoptent des randonneurs, j’avais jamais vu !

On s’attache rapidement à ces deux mâles ( frères ? amis ? on ne le saura jamais ) mais on s’inquiète à la fois de les arracher à leur « famille » et éleveur ( et s’il s’agissait justement du vieil homme avec qui nous avons discuté à La Valette ? ). Le clou du spectacle je crois, c’est quand le sentier que nous empruntons est traversé par un cours d’eau. Nous formons une équipe hybride recomposée depuis 2h et nos routes vont se séparer parce que Michel et Chamina n’arrivent pas à traverser. Nous d’un coté du ruisseau, eux effrayés de l’autre, nous sommes tous dégoutés de devoir les abandonner s’ils n’arrivent pas à traverser alors qu’éloignés de leur terrain et éleveur, dieu sait ce qui pourrait leur arriver. Mama prend soudain les choses en main. Instinctivement et sans réfléchir, elle traverse le ruisseau de nouveau, rejoint Michel et Chamina et leur demande de traverser avec elle. Mama prend de l’élan, elle sautille vers nous comme pour leur indiquer la route à suivre et voilà que sa technique fonctionne car les 2 deux chevrons lui emboitent le pas et sont de nouveau avec nous !

Nous éclatons tous de rires après cette victoire, cet instant est complètement improbable, hors de toute réalité et même un peu magique. Mama vient de sauver deux petites biquettes quelque part dans les Cévennes.

Cette journée va se finir follement si nous débarquons tous ensemble animaux compris à l’hôtel des Bruyères. C’et ce qui arrivera au terme d’une longue descente abrupte sur Vallaurgue. Il est 18h, nous marchons depuis 10h ( avec deux heures de pauses au moins ) et on débarque en ville avec Michel et Chamina bien décidés à nous suivre. La scène de notre arrivée sur le parking est hilarante. Les passants nous dévisagent et ne comprennent pas vraiment ce qu’ils voient. Nous avons une chance folle car ce parking est celui de l’office de tourisme de Vallaurgue et quelques habitants sont décidés à nous aider pour ramener Michel et Chamina à leur propriétaire. En deux coups de fil ils nous confirment que le vieil homme rencontré à La Valette est à leur recherche et ils vont les lui ramener avec leur véhicule.

Le beau moment passé avec Michel et Chamina a la happy end qu’il mérite, quant à nous, nous sommes épuisés par ces péripéties mais ravis. Vallaurgue est un charmant village qui mérite d’y passer du temps, hélas nous repartirons bien trop tôt le lendemain direction l’Esperou pour en profiter.

Et le Mont Aigoual dans tout ça ?

Je vous ai dit d’emblée que depuis là-haut, nous n’avons rien vu. Nous ne sommes pas les premiers ni les derniers à qui cela arrive car le Mont Aigoual semble avoir son propre micro climat composé en majorité de pluie et de nuages. Dommage pour la vue du Mont Blanc jusqu’au Canigou, en passant par les Monts du Cantal et le Golfe du Lion… Nous on ne verra rien d’autre que l’épais brouillard, pas même de consolation avec la fabuleuse tarte aux myrtilles que tout le monde m’avait vantée car après 5h40 de montée depuis Vallaurgue, il n’y en a plus.

Nous buvons le verre de la victoire pour être arrivées jusque là, certaines commandent des frites maison et du fromage fondu, moi je déguste ma fougasse achetée plus bas au gromillons ( du porc et de la graisse de porc, combinaison très légère et diététique… ), un vrai bon moment qui fait oublier l’absence totale de panorama et la fatigue générale causée par toutes ces heures de marche.

Depuis Vallaurgue par ce fameux sentier des 4000 marches, nous aurions du mettre 4h25 selon le panneau mais quand on ne pratique pas la randonnée autant que moi, 5h40 c’est déjà très bien. La montée est plutôt sportive ( environ 1300D+ ) mais pas infaisable du tout en trouvant son rythme et en faisant des pauses régulières.

Et la bouffe dans tout ça ?

Rien de mieux que découvrir une région à pieds et dans l’assiette, vous le savez car j’associe sport et gourmandise à chacune de mes aventures et les Cévennes m’auront laissées… Sur ma faim ! Les gites et hébergements dans lesquels nous avons séjourné étaient très bien mais aucun ne nous a servi de spécialités cévenoles, les repas étaient classiques sans toutes les chataignes ou oignons que je m’étais imaginée ( moi dans le cliché ? Jamais hahaha ! ). La formule en liberté inclut une demi-pension avec petit-déjeuner et diner, de quoi prendre des forces et récupérer entre les longues journées. Si j’ai l’air déçue de ne pas avoir gouté de bajana ( soupe à la châtaigne ) ou de porc à la cévenole, il n’en est rien car les menus uniques des auberges me conviennent relativement bien. Pour les régimes alimentaires particuliers, il faut prévenir en avance ( lors de la réservation ) et ils s’adaptent.

Pour déjeuner : certains ont commandé des sandwichs la veille, nous avons parfois croisé des boulangeries ( à Vallaurgue uniquement en fait ) mais vu les ravitaillements que j’ai offert à chacun, il y avait de quoi faire sans trop dépenser !!

Mes ravitos chouchous

Lors d’un trek, je mange beaucoup le matin et le soir et même si je m’accorde de longues pauses pendant les randonnées, je mange moins en quantité que d’habitude sauf que je grignote et bois très régulièrement.

  • Boissons Mémé c’est LA boisson coup de coeur ! Imaginée et créée à Annecy, je l’ai trouvée idéale pour me ré hydrater. A base de sève végétale et de matcha, naturelle et peu sucrée grâce au mout du raisin, ces 3 parfums et utilisations différentes ( endurante, énergisante, hydratante ) m’ont séduite même si ma petite préférée est l’énergisante avec son arôme de citron.
  • Les produits Powerbar : je n’aime pas tout dans leur catalogue car certaines barres sont trop chimiques au gout mais je kiffe les barres de la gamme Ride, les vegan et celle au bretzel avec son petit gout salé quand y en a marre du sucre. je vous parle de ces produits car Powerbar a accepté hyper gentillement d’en offrir à chaque participant. Le coup de coeur de tous les participants et le mien depuis hyper longtemps : LES BONBONS TETONS bien sur !! Si vous ne connaissez pas, il s’agit de gels restructurés en bonbons donc avec un coeur coulant pour un effet coup de fouet immédiat ( gout coca ou framboise : tuerie ! )
  • Les produits A&O de Aline et olivier : Sains, naturels, sans sucre ajouté et très gourmands, ces snacks bio produits en Provence ont été la cause de bon nombre de nos ravitaillements inopinés… En effet, les chips aux pois chiches et lentilles vertes ont tellement plu qu’on ne manquait pas de s’arrêter pour les dégommer ! Du salé mais pas que, j’adore aussi leur barre de céréales et leurs biscuits.

Focus sur ma veste de pluie

Etre bien équipée en textile, c’est la base d’un trek. Encore plus quand la météo a décidé de te jouer des tours et alterner chaleur printanière et déluge. Une veste légère, stretch, déperlante respirante ET PAS CHERE, c’est le choix Go Sport que j’ai fait pour ce séjour sans l’avoir essayée avant. Testée, validée et recommandée pour un séjour de randonnée de plusieurs jours.

Je vous mets le lien ici ou en cliquant sur la photo 😉

Découvrir les Cévennes seul(e)… Ou sans moi en tout cas hahaha

Très beaux paysages, sentiers agréables, vues splendides… Impossible de ne pas tomber sous le charme des Cévennes. Pour le Mont Aigoual, je vous souhaite une meilleure météo que nous ce week-end là mais je vous conseillerai absolument d’en faire la découverte.

Si vous recherchez une expérience de trek de 4 jours solo, en famille, en couple, entre amis ou si vous souhaitez vous offrir un beau défi de trail comme c’est faisable en courant, Chamina Voyages propose désormais ce circuit crée initialement sur mesure au grand public aux dates de votre choix.

Voyage en demi-pension avec portage de sac, traces GPX à mettre dans vos montres ou smartphones… Ce trek/ séjour trail clé en main est désormais disponible et toutes les infos sont disponibles ici.

je ne touche aucune commission sur ce code que j’ai demandé à Chamina qui en fait très très rarement mais ça me fait plaisir de vous annoncer que si vous dites FOUTRAK2019 lors de votre réservation, vous bénéficierez des frais d’inscription offerts pour cette « Découverte du Mont-Aigoual » qui m’a tant plue.

Prochaine édition de « Randonne avec Foufou » du 5 au 8 juillet 2019 dans la Vanoise ( COMPLET )

Instagram
Facebook
Facebook
TWITTER
PINTEREST

4 thoughts on “Marcher dans les Cévennes: Découverte du Mont-Aigoual

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Sur Facebook…

Ecris-moi !

[recaptcha size:compact]