Oser le trek… dans le Cantal

Après l’expérience entre Volvic et Besse en juin, j’ai de nouveau fait confiance à Chamina Voyages pour emmener ma Mama dans le Cantal.

Chamina Voyages 

C’est donc la deuxième fois en deux mois que je pars avec cet organisme basé à Clermont-Ferrand. Je vous les ai déjà présentés dans un précédent article à propos d’un séjour en mode trail avec mon acolyte Lily Running ( mon article est à lire ou relire ici ) et comme j’avais beaucoup apprécié leur formule en liberté, je leur ai naturellement fait confiance pour l’organisation de mes vacances mère/fille.

Si vous n’avez pas lu mon article et ne connaissez pas Chamina Voyages, voici la présentation de l’esprit de l’agence :

« Depuis plus de 35 ans, Chamina conçoit ses voyages comme des parenthèses du quotidien, des instants de lâcher-prise et de reconnexion avec la nature, soi-même et les autres. L’agence propose plus de 500 séjours en France, en Europe et dans les îles pour que chaque voyageur trouve son aventure, avec ou sans guide. Basées en Auvergne et en Lozère, ses équipes travaillent avec passion et précision au plus près du terrain dans un esprit résolument tourisme durable. »

Nous avons réservé une formule « Randonnée liberté- Ambiance volcanique et puys mythiques » de 4 jours/ 3 nuits adressant initialement… aux traileurs.

Attention, le niveau est très soutenu comme indiqué sur le site ( Parcours déjà d’un bon niveau technique et physique pour coureurs bien entrainés et à l’aise en montagne sur des sorties de plusieurs heures. 4 à 6 h de marche / course par jour en moyenne.
Dénivellations importantes entre 800 m minimum et jusqu’à plus de 1 400 m. Itinéraire sur sentiers de montagne à 80 % et quelques pistes forestières sans difficulté particulière en général, quelques passages où il faut être attentif (descente du puy Mary, Brèche de Rolland, Cabrespine) mais comme nous avons ma mère et moi une bonne condition physique et la volonté de marcher 8h par jour, nous avons pris le risque de ne pas courir mais faire ce parcours en marchant uniquement. Les bagages étant transportés entre les hôtels, nous nous sentions très légères avec nos petits sacs de trail et plus fraiches que si nous avions du tout transporter ( sur le Tour Du Mont-blanc par exemple, je portais environ 10/11kg sur le dos et ça joue sur la vitesse de déplacement et la fatigue générale ).

Il existe cependant des formules moins violentes pour les débutants si vous n’êtes pas prêts pour de si longues étapes et il s’agit de votre première fois en montagne. Ne sur estimez pas votre niveau car il n’ y a pas de retour au point de départ possible sur un tour de plusieurs jours !

En pratiquant des sports d’endurance régulièrement, vous aurez tout à fait le niveau requis pour un trek en itinérance tant que vous y allez à votre rythme.

Pourquoi le Cantal ?

Pour cette nouvelle aventure, j’ai entrainé ma mère dans sa première randonnée itinérante de plusieurs jours et je souhaitais trouver le juste milieu entre grosses journées de marche et pas trop de difficultés techniques sur les sentiers comme ça a pu arriver quand je l’ai emmenée .

Je connaissais le Puy-de-Dôme, j’ai traversé le Massif du Sancy alors le Cantal et son GR400 m’a semblé être la suite logique.

Moins alpin que le massif du Mont-Blanc ( forcément…), moins haut que certaines autres randos ( nous avions dormi dans la Vanoise à 2500M et l’altitude peut être compliquée à gérer… ), Le Plomb du Cantal et ses célèbres voisins dans le coin sont moins impressionnant que des crêtes vertigineuses et des arrêtes perchées dans le vide ( notre point culminant étant de 1855m sur cet itinéraire ). Je conseille le Cantal aux familles, aux amoureux des grands espaces et celles ou ceux qui cherchent une première expérience avec du dénivelé important sans que ce soit effrayant.

Je ne situais même pas le Cantal sur une carte avant d’y marcher/courir plusieurs jours et ne connaissais rien de cette région qui a tout pour plaire.

La gastronomie locale, les petits villages, les paysages de carte postale : A  MANGER ET A VOIR !

Les Foutrashians à la conquête du Cantal 

Carnet de route bien potassé, tracé GPX reçu par mail intégré à ma montre, les étapes avaient tout pour bien se passer.

Gros petit-dej, diner de compétition, de quoi aller au bout de ces 3 jours dans les meilleures conditions.

Pour info, le point de départ du trek se situe à 3h15 de Lyon. Chamina nous prévoit une arrivée la veille de la première étape et nous sommes arrivées en fin d’après-midi. En guise de mise en jambes, nous nous sommes laissées entrainer par la femme de notre hôte au premier gite pour 6,5km avec du dénivelé avant d’attaquer les choses sérieuses le lendemain.

En parlant de choses sérieuses justement, nous avions le choix entre des options courtes ou longues 2 jours sur 3 et nous avons choisi les itinéraires les plus courts.

Je vous partage le détail de nos étapes en kilomètres/ dénivelé mais pour le parcours sur une carte, ça se passe sur strava

Jour 1 : Le Lioran- Mandailles : 32,3 km / 1501D+ ( mais 8km bonus à cause d’une erreur d’orientation… ): 7H53

Jour 2 : Mandailles – Le falgoux : 19,1km / 1171D+ ( mais il manque 10 km car nous avons déclaré forfait à cause d’orages…) : 4h55

Jour 3 : Le Falgoux – Le Lioran : 25,6 km / 1352 D+ : 8h08

Ces temps de marche tiennent comptent des pauses et de notre propre rythme alors ne vous fiez pas trop à ces durées 😉

Lors de l’étape 2, nous avons subi des conditions météorologiques désastreuses ( brouillard, orage, pluie forte, froid…) alors avant  de nous mettre en danger, nous avons rejoint une route et fini en auto-stop grâce à la gentillesse de deux alsaciens de passage.

Autant en ville je n’oserai jamais me mettre au bord d’une voie et tendre mon pouce mais en montagne, ça se fait fréquemment et personne ne trouve ça anormal. Mieux que ça… on les a suivis au restau avant qu’ils nous conduisent au Falgoux, mythique !

Ces trois jours ont été ponctués de rires, de frayeurs ( pas mal de vaches en liberté sur le chemin… ), de petites disputes ( H24 entre Foutrashians ça déménage…) , de belles émotions et ces 77km sont passés trop vite….

Plutôt que prendre la voiture et rentrer directement une fois le tour fini, nous avons prolongé notre voyage d’une nuit pour bien récupérer ( et profiter encore plus ). Je vous invite vraiment à faire comme nous si vous avez plusieurs heures de route car moi je ne me sentais pas de courir le vendredi après avoir fini notre périple.

S’initier à la marche dans le Cantal

Si la longueur des étapes vous effraie, que vous n’êtes pas prêts à partir en itinérance, je vous propose un autre style de vacances.

La première nuit et la dernière ( nous avons rajouter celle-ci à nos frais non comprise dans nos forfaits avec Chamina ) , nous avons séjourné au gite Le Bufadou et nous avons eu un coup de coeur pour cet hébergement.

En effet, le Bufadou est à mi-chemin entre le refuge de montagne et l’hôtel, implanté au coeur de la station du Lioran. Tenu par Clément, un traileur passionné de montagne, il connait les attentes des randonneurs et transmet très bien le gout de sa région et ses sommets. Spécialisé dans l’accueil des familles et touristes sportifs, il nous a suggéré des milliards d’itinéraires à faire. Mama et moi n’avons pas modifié notre programme mais le jour supplémentaire où nous sommes restées, nous avons écouté ses conseils pour nous promener, aller boire un verre où déjeuner sur Lioran. Je suis même aller courir avec sa femme lors d’une belle sortie trail sur un autre flanc de montagne pendant que ma mère se baignait dans un lac.

N’hésitez pas à réservez une ou plusieurs nuits au Bufadou, faire des activités à la journée avant de profiter de la demi-pension et l’ambiance conviviale du gîte en soirée. La cuisine est très bonne, le confort est top ( de lit en dortoir à chambre solo..) et les prix sont très raisonnables.

Pour notre formule 4 jours/ 3 nuits avec transfert des bagages c’est à partir de 350€ par personne en demi-pension alors qu’une nuit simple chez Clément vous en coutera beaucoup moins. En même temps c’es pas le même service, ça vous demande un peu d’autonomie mais pour aller une première fois dans le Cantal, ça peut être pas mal.

Eté comme hiver, cette station est très accessible surtout avec la gare SNCF au pied des pistes !

Le Bilan et mes conseils de pas-professionelle 

  • Attention à ne pas trop vous reposer sur l’agence de voyage qui organise le tour. Malgré l’envoi de tracés GPX ou la carte IGN en temps réel sur VisoRando, nous avons réussi à douter de l’itinéraire et carrément nous perdre !! Il arrive que le carnet de route ne soit pas à jour et que certaines traces ne soient plus marquées. L’orientation nécessite de l’expérience et de la vigilance c’est pourquoi ne faites pas le choix tout de suite de randonnées trop longues ! Imaginez que vous programmiez 8h de marche mais que vous vous perdez pendant 2h… Vous en auriez plein les pattes au bout de 10h de galères alors qu’il s’agit de VACANCES !

  • Ce trek en « randonnée liberté » s’adapte très bien aux végétariens. Il faut le préciser à son hôte la veille au soir ou avant de diner pour qu’il puisse s’organiser mais si vous êtes vegan, je préfère pas vous mentir mais je vous dirais que ça va être hard… En effet, les formules en demi-pension sont des menus uniques avec des produits locaux alors il n’y a souvent aucune autre alternative que le repas prévu de base ! Je vous invite à vous renseigner au moment de la réservation si vous avez un mode alimentaire en particulier.

  • Anticipez bien l’aventure en vous préparant physiquement comme je l’ai dit plus haut et testez votre matériel dans des conditions similaires avant le Jour J car rien de pire que des ampoules ou des fringues pas étanches qui prennent la pluie…

 

  • Concentrez vous sur les marquages mais n’oubliez pas de bien vous hydrater et vous ravitailler correctement. Attention, dans certaines zones il est impossible de se recharger en eau pendant des heures. Durant l’étape 3 entre Le Falgoux et Le Lioran, Le seul point d’eau potable du parcours ( le chalet du Puy Mary à Pas de Peyrol ) a refusé de nous servir de l’eau ( carton rouge pour leur mensonge un jour de grosse chaleur : « la source vient de tarir »  alors qu’ils emmenaient sous nos yeux des carafes d’eau aux clients du restaurant…)

 

  • Apprenez à vous adapter… Des vaches qui font flipper sur le chemin qui nous empêchent d’avancer ? Hop on hésite pas à les contourner sur un autre sentier. Il pleut très fort et l’orage gronde ? Ok on se met au bord d’une route et on fait du stop. Vous n’avez plus d’eau et la panne sèche vous guette ? demandez de l’aide à des promeneurs !

 

  • Ce type de voyage s’organise très bien tout seul mais la formule Chamina clé en main vous promet un voyage sans stress à prix raisonnable ( pour rappel : A partir de 350€ par personne pour 4 jours /3 nuits + 45€ la nuit supplémentaire au Bufadou )

Je ne sais pas si mon article répond à toutes vos questions, si vous avez maintenant envie de découvrir le Cantal mais moi c’est clair, je signe pour y retourner
l’année prochaine !!!

 

 

 

 

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3 thoughts on “Oser le trek… dans le Cantal

  1. Super ton article, ça donne envie, quand on ne connaît pas le cantal on se dit que c’est un trou avec quelques grizzlieS. Weekend a prévoir merci !

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