Mon 1 er Marathon : CR de 42,195 km à Paris

3 ans de course à pied dont 1 an et demi de blessures, 12 semaines de préparation avant ce dimanche 8 avril et finalement, je deviens MARATHONIENNE pour la première fois à Paris et voilà le récit de mon expérience de cette distance mythique.

La semaine qui précède, tout se passe bien. Je m’hydrate beaucoup, je mange correctement, je bois suffisamment et je ne m’exaspère pas devant la météo censée être capricieuse. Je ressens les bienfaits de ma cure Stimium Régénération , j’ai confiance en ma préparation, je ne stresse pas du tout.

Le jeudi soir, je cours mon unique run précédent le Marathon de Paris… à Annecy, ville chère à mon coeur car c’est là que j’ai couru mon premier semi 3 ans auparavant. 35 min très cool avec mon pote Hugo, je me rassure dans la quasi intégralité de la tenue que je porterai le jour J.

Vendredi soir, cours de Body Balance ( un mix de Yoga/ Taichi / Pilates ) pour déverrouiller mon corps, je prépare ensuite mon sac et le samedi, je file récupérer mon dossard sur le salon du running avec mon pote Morgan à Paris.

En 2016, j’y ai versé des torrents de larmes car j’y ai revendu mon dossard et j’étais inconsolable d’être forfait cette année là. je redoutais d’y revenir mais rien ne se passe, tout va bien.

Une séance de cryo sur le salon ( je parle de ses bienfaits ici ), un passage express sur les stands de certaines marques que je connais mais je ne traine pas trop car personne ne sait que je suis ici pour courir et je ne souhaite rien dire (tout sur cette démarche assez particulière expliqué ici )

Je crache finalement le morceau à quelques copines que je croise, je suis contente d’échanger avec elles sans me taire ( ce que je faisais depuis douze semaines ) mais je ne traîne pas et je file.

Pasta party ( linguine au pesto et 1 kilo de parmesan..) avec Morgan et mon ami Tomspode ( comme il avait couru 110 km le week-end précédent il s’est « contenté de nous supporter » 😉 ), massage des jambes à l’huile de sportif aromazone + crème Nok et vers 23h30, je dors.

DIMANCHE 8 AVRIL

Je me réveille à 6H11, j’ai plutôt bien dormi.

Je rejoins Morgan et les autres au petit-dej et je compose avec un maigre buffet d’hôtel. Je n’ai absolument pas faim depuis 2 jours mais je me force à prendre des forces pour le challenge qui se prépare…

7h30, nous quittons l’hôtel à pieds pour rejoindre la ligne de départ. Je suis presque sereine, ces 2km finissent de me déstresser.

8h : Je regarde les handisports et les élites partir, je m’imprègne de cette atmosphère, un dernier pipi et je rentre dans mon SAS vers 8h40 accompagnée de Morgan et Hugo. Nous sommes dans le SAS 3H45  pour ne pas partir trop tard et se donner tous rendez-vous facilement à la même heure. J’aperçois quelques têtes que je connais, je fais quelques bises mais je ne discute pas trop pour ne pas « m’éparpiller ». Il y a déjà beaucoup de monde, je ne réalise pas du tout que ça va être le départ, je m’occupe enfin d’en parler sur Instagram à quelques minutes de commencer ce marathon.

9h15 : Nous partons dans les derniers pour ne pas déranger celles et ceux qui partiront vite pour réaliser leur objectif. J’ai imaginé longtemps tout ce que je pourrais penser à tel moment et rien ne se passe, je n’arrive pas à réaliser ce qui va peut-être m’arriver.

C’est irréel et à la fois normal pour moi de descendre les Champs Elysées un dimanche matin… J’ai entendu mille fois que beaucoup de finishers se sont laissés emporter par cette euphorie particulière et ce fameux premier kilomètre de descente alors nous partons prudemment sur les bases de mon rythme en endurance fondamentale ( 7’00).

J’ouvre les yeux, j’observe et j’absorbe autant d’images que je peux pour me faire des souvenirs.

 

KM 1,9 : Mon mentor Mathieu de Spode est déjà sur le parcours ! Il ne fait rien comme les autres celui-là ! On est tout frais, c’est seulement le début mais sa présence est appréciable d’autant plus qu’il me passe…de la crème solaire. En effet, ça tape plutôt pas mal à cette heure matinale et quelque chose me dit que ça ne va pas aller en s’améliorant… Il nous fait marrer, nous raconte sa soirée de la veille dans un bar et au bout de 10 min, je le vois déjà filer. Blessé, il aurait dû prendre ce départ avec nous et c’est Hugo qui l’a remplacé…

Jusqu’au KM 5 : Ces premiers kilomètres sont relativement paisibles. Comme notre vague de 3h45 est devant, ceux de 4h encore derrière, on est peinards et presque seuls ! On se cale sur le meilleur rythme pour nous trois, on reste autant qu’on peut sur la fameuse ligne verte ( celle qui te permet de ne pas faire plus que le parcours officiel de 42,195 km ), on parle à peine, on court.

km 5 à 10 rattrapés par le SAS 4H et son meneur d’allure, il y a tout à coup beaucoup de monde. Le risque de se laisser entrainer est palpable mais on se laisse pas avoir, on reste focus sur notre rythme régulier. Premier ravitaillement où je vole un bout de banane et une bouteille d’eau et c’est reparti ! Nous ne sentons pas vraiment le faux plat montant du 7 ème, on rigole entre nous car tous les trois avons mangé beaucoup de dénivelé pendant notre prépa (surtout Hugo et ses 70 km haha ).

Km 10 à 15 On arrive à Vincennes. Encore de la banane volée à un ravitaillement, une nouvelle bouteille d’eau et pause technique pour nous 3 dans de vrais toilettes sur le bord du parcours ! Stratégiques, on se met même à coté pour pas se perdre de vue, on s’attend et on repart tous les trois ensemble. Je vous mentirais si je vous disais que je n’ai pas été déçue par ce passage à Vincennes… Pour y avoir couru plusieurs fois, je m’attendais naïvement à prendre une des jolies allées du parc au bord du lac. Erreur de débutante, on est sur une vraie course route et on reste sur le bitume. Les rangs ne se desserrent pas, j’arrive à compter les fameux milliers de participants que nous sommes 😉 Peu d’ambiance sur le coté, et nos silences entre nous trois pour rester concentrés commencent à me perturber, j’écoute une ou deux musiques de ma playlist choisies par des proches pour ne pas trop penser.

Km 15 à 21 . Le rythme est bon, je gère très bien la chaleur, la sortie de Vincennes est plus chaleureuse mais je pense beaucoup trop à tout ce qu’il me reste à effectuer. Je suis persuadée d’avoir mal à mes deux tendons d’Achille mais surtout que ma toute dernière tendinite du pied ( le 9 avril 2017 comme j’en parle dans mon article ici  ) est en train de se manifester .

Je suis persuadée que je vais avoir des douleurs et inconsciemment, je déclenche ces fausses inflammations. J’applique ma technique récente de ré-éducation sportive en me posant la question : « gêne ? douleur ? Blessure ? ». Je ne suis absolument dans aucune de ses trois cases, je suis dépitée de me laisse hanter par le passé. Les douleurs fantôme s’envolent.

Au niveau du semi on passe devant la Gare de Lyon, ça me fait sourire de savoir que je reviendrai le soir même ici pour repartir 😉 . Au kilomètre 21, je suis à 2h27. Ce chiffre je l’ai découvert après et je n’avais jamais couru de semi à cette vitesse. Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise vitesse sur une épreuve mais j’ai en tête qu’un jour, j’ai fait cette distance en 1H56. Sur le moment je m’en fous car je sais que pour aller au bout, il faudra aller lentement pour assurer la distance.

Au ravitaillement je me rends compte par contre qu’hormis de la banane et 2 fruits secs qui se courent après y a pas grande chose alors je prends une compote que j’avais emporté dans ma ceinture. Je bois toujours énormément car il fait déjà 22 degré à ce moment-là. Une bouteille à la main et une deuxième sur la tête pour me rafraîchir, voilà ma parade.

Km 21 au Km 30. Je repense à toutes sorties longues que je trouvais trop courtes. Au plaisir que je ressens au delà de 2h30 d’effort. A vrai dire, je commence à faire une petite crise d’angoisse le mauvais jour. Je me pends dans la gueule tout ce que je ne ressentais pas les jours précédents : la pression que je me mets, le manque de confiance en moi, l’impression de ne pas être prête. Je suis en train de paniquer PENDANT une course, la grosse blague pour la meuf comme moi habituellement plutôt relax et je ne dis rien aux garçons.

 

L’arrivée sur les quais me fait un bien fou. Changement de décor, il y a de l’ambiance, j’aime beaucoup. Je me rends compte que je mange vraiment pas beaucoup. Ok je m’arrête à chaque ravitaillement mais les quelques morceaux de banane et les abricots secs ne suffisent pas. Je suis bête m’être crue en plein trail campagnard ou à la cafétéria… Mon corps réclame des forces et préoccupée par le fait de bien l’hydrater, j’ai négligé de bien l’alimenter. Il n’y a aucun choix mis en place par l’organisation en fait ! On fait la queue pour manger, on nous demande d’attendre pour avoir des bouteilles d’eau car il n’y en a pas, ok ok tout va bien se passer…

Les pompiers nous arrosent, Hugo et Morgan sont en forme, on fait coucou à Tomspode venu nous encourager ( à la sortie d’un tunnel bien sûr ), j’ai hâte d’arriver au 30 ème car dans mes souvenirs de supportrice en 2016 il y a beaucoup d’ambiance.

Une gêne à la cuisse se fait sentir, j’essaye de ne pas y penser, je cours et je cours et je cours sans perdre de vue la Tour Eiffel ( merci à toi Laura pour cette photo 😉 )

KM 30 Le mur est passé ! Ma distance maximum en route est battue ( 27,5 km ), je suis fatiguée seulement car je cours depuis 3h31, rien de plus. Je sens que mes forces sont en dessous de mes deux gardes du corps Hugo et Morgan, je sens que nos routes ne vont pas tarder à se séparer…

Au kilomètre 32 je tombe sur @clemsportlife bien fatiguée elle aussi. Merde, toutes les deux on est complètement en train de subir ! On essaye de se motiver l’une l’autre pour reprendre de l’énergie. L’écart entre Morgan et Hugo s’agrandit, je marche pour la première fois au 32 ème, eux non, je ne les reverrai pas. Je m’accroche à Clémence. La soit-disant côte du 34 ème me donne le sourire. En temps normal j’aurais même pas changé de rythme mais là je n’arrive pas à me battre, je perds même toute motivation, j’alterne marche et course, je suis en colère contre moi, je ne me reconnais pas.

KM 34 Alors que je m’enferme sur moi, deux folles me sautent dessus au kilomètre 34. Il s’agit d’Ariane et Anne-Laure. Une vraie surprise de les trouver ici ! Elles ne savent pas du tout que je participe au Marathon de Paris, l’ont découvert dans la matinée et elles me font cette surprise de leur présence débordant d’énergie. Ce qui devait être un petit coucou avant de filer à un Brunch sur la capitale se transforme en 7 km de sauvetage.

Je répète en boucle que j’en ai marre, que c’est difficile, je traine ma carcasse avec l’impression de faire du sur place. Je ne pense jamais à l’abandon, au fait de ne pas aller au bout mais je ne m’amuse tellement pas que je ne comprends rien à ce qui arrive et comment je vais finir. J’ai des nausées. La bouffe ne passe pas et je bois trop. J’ai un paquet de bonbons téton Powerbar dans ma poche mais j’arrive pas à en manger plus de deux, je suis en vrac. Je comprends mon erreur sur les ravitaillements précédents, je suis dégoutée qu’il n’y ait rien de solide ou de salé à manger mais comme c’est trop tard il faut se débrouiller.

On discute, elles me divertissent et malgré mon rythme très lent m’encouragent comme une championne. Anne-Laure étant de Bordeaux à base, c’est la première fois que je la vois alors qu’on se suit depuis longtemps sur Instagram et elle me découvre dans un de mes pires états. Blogueuse sur Bonjour Darling elle avait participé au marathon l’année précédente et comprend vraiment ce que je ressens ( son CR ici ).  Ariane et elles sont des perles: elles me portent mes bouteilles d’eau, foutent l’ambiance dans les rangs, font des photos démentes et Anne Laure prend même en main mon instastory. Les snaps, les images en temps direct, c’est la façon la plus simple de partager en live pour mes abonnés mais également et surtout pour ma famille qui n’a pas fait le déplacement à Paris.

Je téléphone deux fois à Mama. Elle me rassure, me soutient et quand je lui parle de ma honte de marcher, elle se contente de me féliciter <3 : une bouffée d’air !

Des coureurs me disent  » Tu parles trop pour en avoir soit disant marre ! » . Je ne sais même plus dans quel état je suis. C’est long, c’est chiant, c’est dur mais pourtant ça ne me dérange pas, bref, mes pensées sont contradictoires. Grâce à la présence merveilleuse des filles, j’ai même repris plaisir à courir !!!

Kilomètre 38/39 (ou peut-être 40 ? ) Une boucle dans Boulogne. Ma tête est vide, j’ai hyper mal à la cuisse, j’ai peur comme jamais de faire une nouvelle connerie en continuant à courir. Ma copine Layla débarque par hasard me voyant dans un sale état. Je me dis que je dois vraiment faire peine à voir. Je suis focalisée sur le regard imaginaire des autres et ce chrono de 5h qui m’échappe. J’ai envie de me foutre des baffes chaque fois que je marche.

( Après coup en rédigeant ce CR, ces kilomètres sont pourtant mes préférés car ce sont ceux pendant lesquels j’ai le plus appris sur moi même ).

Kilomètre 41 Je me dis à haute voix « je vais être marathonienne » . Ma douleur à la cuisse est sous contrôle, je subis seulement la fatigue de mon corps après 5H d’effort. Les filles s’éloignent, ces derniers mètres sont à moi. Tout me passe à l’esprit. Le parcours du jour un peu mais tout ce qui m’a conduit ici.

Je vais tourner la page de cette année et demi de cauchemar, de blessures et de remise en question sur moi. Le statut de Finisheuse de marathon, la médaille, à ce moment-là je m’en fous, je pense au champ des possibles qui s’élargit.

Ce dernier kilomètre que je trouve trop long, je le trouverais presque trop court aujourd’hui, que c’est ironique…

KM 42 L ‘ARCHE, c’est donc toi que je pourchasse depuis 9h du mat ?

Je l’avais presque oubliée tant la bataille de moi contre moi a fait des ravages. Je suis sur les Champs-Elysées. J’en ai rêvé et voilà que c’est en train de se réaliser. Une émotion forte est en train de me gagner. Je ne crois pas que ce soit cette épreuve en elle même qui me touche autant mais tout le chemin parcouru jusqu’à ce 42 ème kilomètre du dimanche 8 avril ( j’en parlais ici ).

 

J’étais persuadé de me faire mal, je redoutais de me blesser et voilà que l’histoire d’amour avec la course à pied va continuer.

Je suis crevée autant que je suis sereine. Ma tête pleine depuis 5h06 vient tout à coup de se vider, la ligne est franchie,

CA Y EST JE SUIS MARATHONIENNE.

 

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18 thoughts on “Mon 1 er Marathon : CR de 42,195 km à Paris

  1. C’est génial quel plaisir de lire un CR comme ça avec autant de détails sur le ressenti.
    Le chrono on s’en fout un peu en fait même si on a toujours un minimum d’ambition sur les performances.
    Grâce à vous et 2 autres personnes, vous m’avez donné la force et le courage de surpasser ma peur et de peut être réaliser un rêve : je serais sur le départ du marathon de Paris 2019 à moi de tout faire pour y arriver, me préparer seule et donc recommencer le sport arrêté il y a trop d’années.
    Merci à vous, à cette émotion à votre approche de la ligne d’arrivée, à ces storys qui étaient superbes.
    Je penserais à vous l an prochain et me direz que je n’ai pas le droit de lâcher. Merci Laura

  2. Malgré l’heure tardive, je l’ai tout lu ton CR. Encore bravo à toi d’être aller au bout. Le chrono, on s’en fiche. Tant pis pour les haters. Cette participation est juste énorme. Et tu mérites toutes les félicitations, au même titre que chacun des finishers.

  3. Félicitations Foutrak !!! Tu peux être fière de toi, de ce que tu as accompli, de ton investissement et de ton temps.
    Je ne te connais pas, mais tu es la personne qui m’inspire le plus sportivement parlant, celle qui m’a aidé à aborder le sport sous un autre angle, à laisser mes complexes et mon obsession de la quête esthétique de côté au profit du plaisir et du dépassement de soi.
    Je suis loin d’avoir ton niveau, je sors de 6 mois de tendinite, ai dû donc renoncé au semi de Paris qui était mon objectif 2018 et tout reprendre du début il y a 3 semaines après 6 mois d’inactivité et de chocolat haha …
    Pendant que tu courais ton marathon, je reprenais avec sept petits kilomètres mais tu m’autorises le droit de rêver et l’espoir de progresser.
    Tu as une belle énergie, un humour inégalable alors continue sur ta lancée et sois fière de ce que tu as accompli, c’est ÉNORME !
    Foufou présidente !

  4. Ma Foufou la meilleure des meilleures ! Quel marathon ! et quelle médaille ! Je suis trop trop trop fière de toi ! Reloux ces ravitos! La prochaine fois (si y en a une…) tu prends le riz au lait du Raid Amazones le matin et des barres de céréales dans tes poches ! Toutes mes félicitations, t’as été incroyable ! Et surtout avec tout le passé que t’avais sur ce fucking marathon. Maintenant ça y est c’est fait ! Prochain défi……? En juin d’abord puis… j’ai ma petite idée ! <3

  5. Bravo Laura pour ce que tu véhicules,cette passion du sport bien au delà des chronos
    Bien sûr que c’est chouette de voir son temps évoluer mais c’est loin d’être un tout !

  6. Je t’ai déjà félicité sur instagram mais encore une fois bravo!!! Tu as pris ta revanche sur tes blessures 🙂
    Il n’y a vraiment pas de quoi « se foutre des baffes » dans ce que je lis : le premier marathon, on teste, on découvre ce qui nous convient, les ajustements qui seront à faire pour la prochaine fois. Normal que tu aies eu du mal après 33km mais ça ira mieux au prochain avec des ravitos que tu pourras t’adapter. Et concernant la marche j’avoue que je n’ai jamais compris pourquoi c’était si tabou ou honteux de marcher pendant une course: il n’y a aucune honte à le faire et très probablement que marcher quand on en peut plus est plus efficace que de s’acharner à courir et s’épuiser 🙂 Serge Coterreau en parle assez bien dans son encyclopédie du jogging.
    Bonne recup et encore bravo!! Tu t’es prouvée que tu pouvais le faire et c’était la seule personne à qui tu le devais 🙂

  7. Ah je l’attendais ce CR 🙂
    Il m’a donné la petite larme à l’oeil même muaha

    A partir du 30e, c’est souvent là que ça se complique. Et c’est normal d’avoir des moments de passage où t’en as clairement marre. La ligne d’arrivée te semble à 10000km, les km ne passent pas, t’as l’impression que tu n’arriveras jamais. Puis finalement, à partir du 40, ça devient concret.
    Je sais qu’à l’arrivée, j’étais tellement émue que j’ai finis au samu à cause d’une crise d’angoisse. Se rendre compte qu’on y est arrivé, qu’on a pu le faire, c’est juste ouf. Et ce n’est vraiment pas banal, comme la planète IG pourrait nous le faire croire.
    NON, courir un marathon n’est pas donné à tout le monde. NON, je pense qu’il faut être passé par plusieurs semi et être à l’aise sur cette distance pour faire le double.
    Ce n’est pas rien, le corps prend très cher. Courir pendant 3h, 4 ou 5h (voir plus) c’est demandé à son corps d’être au taquet. De puiser dans des énergies qu’il n’utilise pas tous les jours.
    Le mouvement de nos jambes, bras etc… est répété à l’infini.
    Alors j’ai peut être tort en disant que c’est un truc de dingue de faire un marathon mais je le pense sincèrement.
    Bravo meumeuf, la reine du headband est fière de toi 😉 et tu peux l’être aussi !

    PS/ Rassure moi, tu comptes garder cette médaille au moins ? aha

  8. Foufou, j’en ai les larmes aux yeux en lisant tes dernières lignes !!
    Je suis comme toi depuis dimanche, j’ai fini ce marathon, mais j’ai du mal à ressentir de la fierté, j’en viens même à banaliser la distance. Alors relire ce CR ça m’a juste remis du baume au cœur 🙂
    Alors merci ! Et de te croiser au 38eme km avec ma copine Lauréline a été un coup de boost supplémentaire 😉

    Bravo bravo pour ce bel exploit !! 😉

  9. Bravo ma foufou !!! ça y’est tu es marathonienne… Si j’avais su que tu nous préparais ça , petite cachottière ! tu as bien géré, encore plus avec la semaine Gore tex qu’on a eu juste avant qui a rajouté de la fatigue… tu peux être fière de toi peu importe ce que les gens disent ^^

  10. Juste félicitations pour avoir terminé ton marathon ! J’ai pris énormément de plaisir à lire ton CR et javouerai avoir laissé coulé une petite larme… Tout simplement parce que tu me fais penser à moi 1 semaine tout juste avant TON exploits. Le miens a été un petit trail de 24 km en Ariège, mais le premier, que j’ai fait pour fêter mes 18 ans avec mon père… Et je voulais te remercier parce que c’est un peu grâce à toi que je l’ai terminé car durant toute cette course j’ai souvent pensée à toi (et à Marine Leleu grâce à qui je t’ai découvert).
    Continue tout ce que tu peux faire parce que tu es un exemple et une motivation pour moi et sans doutes pour beaucoup d’autres personnes.

  11. Ton compte rendu est top !!
    Tu peux être fière de toi, même si tu en avais plein le c*** a un moment tu l’as quand même fait !!
    Bravo !!

  12. Bravo pour ce marathon. Le temps ne compte pas. J’espère pouvoir dire un jour « je suis marathonienne », peu importe le temps, ce sera une victoire, une vengeance comme ça a pu l’être pour toi.
    Contente d’avoir pu t’encourager au 5eme et avoir compléter ton CR avec ma photo. Presque une vraie photo de blogueuse 🙂
    Encore bravo ! Tu le mérites !

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