Marathon du Beaujolais 2018: CR de mon 2 ème marathon

« Et toi, t’en penses quoi de mon costume ? » Voilà comment je révèle le secret que je m’efforce de garder depuis quelques semaines à ma mère ce samedi 17 novembre alors que je la surprends à quelques minutes du départ de sa course. Prépa, déguisement, récit km par km, je vous dis tout de mon 2 ème marathon.

Dimanche 8 avril 2018 à Paris, je vous avais déjà fait le coup du marathon surprise ( Tout sur les préparatifs et le pourquoi du comment ici ) mais si je n’ai rien dit pour celui-ci, c’est complètement différent. Initialement c’est ma mère et ses copines qui y pensaient depuis un an, s’étaient inscrites 6 mois auparavant et s’entrainaient en suivant un plan depuis 12 semaines.

Moi j’avais la tête dans le Half Marathon des Sables ( toujours pas de compte-rendu oui je sais aïe aïe aïe…), je ne digérais pas vraiment mes 42,195km à Paris ( le compte-rendu est toujours en ligne ) et après une année très sportive très remplie, je ne pensais pas une seconde que j’étais capable de remettre ça, que c’était possible… et je n’en avais pas envie.

Mais voilà, le 30 septembre en rentrant de mes 120km dans le sable et le désert de Fuerteventura,  je me dis qu’il reste trop de temps avant la fin d’année 2018 pour déclarer que mes objectifs sont finis. Je ne vais pas vous mentir mais je pensais plutôt à réitérer l’expérience Half MDS en décembre au Pérou, j’y ai pensé très très sérieusement ( j’ai même comparé le prix des billets d’avion ) mais la raison l’a emportée ( ou alors j’ai seulement reporté cette envie 😉 ) et naturellement le Marathon du Beaujolais s’est imposé. J’ai opté pour ce choix de prendre le départ de mon deuxième marathon pas loin de Lyon pour mieux encourager ma mère et mes amies déjà engagées car les voir passer seulement sur le coté de la route ou à l’arrivée m’aurait frustrée.

Revigorée de confiance par mes 120km de la fin septembre, j’avais moins peur de la distance à courir et le fait qu’il s’agisse d’un marathon dit festif ( et déguisé sur le thème… extraterrestre ) était incomparable avec l’expérience très sérieuse vécue à Paris. De bonnes sensations dans les jambes lors de ma reprise début octobre m’ont confirmé que j’étais tout à fait capable d’accomplir ce célèbre marathon du Beaujolais et en un coup de clic, je me suis inscrite.

Mama a suivi un plan trouvé dans le magazine Jogging International ( finir un marathon en 5h) 19 ans après couru le premier… en 3H57. Elle avait juré de ne plus faire de marathon ( elle avait même écrit un article sur le sujet HAHAHA ) moi non plus ( la blaaaague ) et finalement, cet objectif nous a réuni.

La mienne de prépa, 7 semaines avant ce samedi 17 novembre, il n’y en a pas vraiment eu. Je vais pas vous faire croire que je suis arrivée à Fleurie au talent en touriste mais j’ai organisé mes entrainements en courant 3/4 fois par semaine, alternant sorties longues et courtes et en recommençant à courir sur route. 42km par semaine en moyenne avant d’alléger le volume 2 semaines avant le jour J du Marathon du Beaujolais.

Un run in Lyon avec du rythme, quelques sorties trail et ma dernière grosse sortie test s’est passée à la montagne lors du St Off en Trail, un épique 30km/ 1900D+… dans la neige. J’ai vraiment fait des sorties qui me correspondent, été régulière ces 7 semaines et j’ai surtout cru en moi pour être prête. J’ai fait pas mal de vélo, je suis de nature active, je fais beaucoup de randonnée, bref j’ai misé sur ma capacité à encaisser le volume pour y arriver.

Très peu de personnes ont été dans la confidence. Encore moins que la première fois. Pour le Marathon de Paris, c’est sur Instagram que j’avais gardé le secret, pas dans mon entourage. Là ça a été différent: je n’en ai parlé pas sur les réseaux, ni à mes potes ni à Mathieu mon mentor, QUE DALLE ! J’ai eu tellement envie de faire la surprise à ma mère que je n’ai pris aucun risque de fuite. Les personnes qui savaient se comptent sur les doigts d’une seule main.

Pour la logistique autour de cette surprise, mon amie Chrichri ( @crimush / Motivation Fessiers sur Insta ) fut au courant et mon pote Normal Runneur ( youtubeur blogueur etc ) aussi. Chrichri m’informa régulièrement de ce qui fut organisé comme l’heure à laquelle elles sont allées chercher leurs dossards… afin que je puisse les éviter. Dorian ( Normal Runneur n’est pas son vrai prénom donc héhé ) qui participait au Marathon du Beaujolais m’a logé la veille de la course car il n’habite pas très loin du départ donné à Fleurie.

J’ai commandé mon déguisement la semaine qui a précédé, j’ai écouté les doutes de ma mère plusieurs fois par jour, je lui ai fait même croire que je participais deux semaines plus tard à la Saintexpress pour brouiller les pistes et garder mon secret. J’ai un peu honte mais j’ai fait semblant que je ferai les 24 derniers kilomètres avec elle comme une sortie longue. Quelques jours avant au téléphone, je luis annonçais  » Rendez-vous à Saint-Lager au Kilomètre 18 pour te soutenir » et là quel malaise…  » Ah mais on passe à Saint-Lager ?! C’est là où mon père est mort. »

Ma mère a interrompu la course à pied quelques années pour se soigner d’un cancer, elle a rêvé d’un deuxième marathon et celui-ci promettait une charge émotionnelle supplémentaire puisque nous traverserions le village où mon grand-père est décédé très jeune de manière accidentelle. Cette conversation m’a confirmé mon souhait d’être avec elle pour ce grand défi sportif.

La semaine qui précède, je reste étonnamment très sage. Pas de restau, aucun alcool, une cure Stimium que je prends tous les jours, je crème mes pieds… Je suis à la lettre tous les rituels. Personne n’étant au courant, je me sens très très seule à décompter les jours avant mon Marathon à moi aussi. Je dors bien, je ne suis pas stressée, je réalise encore moins que la première fois à Paris. En avril, j’avais très peur de ne pas finir les 42,195 km et/ou me blesser. Cette fois, je suis quasi sûre de franchir la ligne d’arrivée car je suis certaine de savoir le faire.

La veille, je vais chercher seule mon dossard. Je croise le grand François D’Haene qui tient un stand debout toute la journée pour son vin alors qu’il courra également le lendemain sans l’avoir annoncé nulle part lui non plus. Je ne m’attarde pas car le « salon » est tout petit et je ne veux pas piétiner des heures comme j’avais pu le faire quelques mois auparavant à Paris. Du riz, du poulet, DE LA PRALULINE et au lit !

Le jour J, je cherche du regard affolée où sont Laurence, Chrichri et Mama. Ce n’est pas le moment de les rater ! Le gymnase de Fleurie est rempli de tous ces coureurs pour la majorité déguisée. Sur les tables, partout du vin et du Beaujolais… Il est 8h du matin, le ton est donné !

La suite je vous l’ai racontée pour introduire cet article « Et toi, t’en penses quoi de mon costume ? », voilà comment je surprends mama qui finalise les derniers préparatifs et accroche son dossard. On saute partout, on rigole, je verse une petite larme car ça y est mon marathon devient réel maintenant qu’elle sait. On rejoint la ligne de départ toutes ensembles rejoint par Dorian complice de cette surprise.

L’heure du départ approche trop vite. J’entends raisonner la musique qui lance d’ordinaire le trail mythique de l’UTMB. Je lance ma montre, publie en toute hâte une photo d’annonce sur mon compte instagram, 3… 2… 1… ON Y VAAAAA !

Il y en a du monde dans les premières rues, ça bouchonne un peu ! Pourtant, nous sommes « seulement » 2450 selon l’organisation.  Orchestre, supporters, quelle ambiance à 9h du matin dans Fleurie ! La course démarre en descente, parfait pour s’échauffer car il fait seulement 5 degrés.

Déjà le panneau du kilomètre 1 et un coup d’oeil à ma montre me fait rire : 8 minutes et 13 secondes. Punaise ce marathon va être très long si on discute et on traine comme ça !

En fait, c’est Mama qui donne le rythme. Forte de 12 semaines de prépa, elle veut mettre 5h pile alors elle a des allures kilomètre après kilomètre à tenir. Moi je décroche de ma montre pour ne pas être trop focus et ne pas reproduire l’expérience vécue à Paris.

Nous traversons les vignes, la bonne humeur règne dans le peloton et déjà le premier ravitaillement/dégustation au Kilomètre 3. Du choix, un groupe musical, DU VIN et nous perdons Chrichri qui préfère prendre son temps. On la retrouvera 39 kilomètres plus tard 😉 . Nous filons Mama, Laulau et moi.

Les panneaux s’enchainent plutôt bien, le corps répond bien, tout va bien.

Kilomètre 10

Nous traversons le Château de Pizay. Punaise, j’ai l’impression d’être à une fête plutôt que courir un marathon grâce à la bonne humeur des bénévoles et des autres coureurs. Je bois quelques gorgées, je mange du pain, un peu de chocolat et de la banane. Il fait froid certes, mais le corps a besoin d’être hydraté.

J’essaye vraiment d’être attentive à mes apports car c’est ce qui m’a certainement fait le plus défaut lors de mon marathon de Paris. Ok il faisait vraiment très chaud ( j’ai du boire 4l d’eau au moins ! ) mais à cause des ravitos faméliques ( une honte pour un marathon pas donné financièrement et dans la capitale ), j’avais fini en hypoglycémie.

Notre trio repart avec un rythme régulier très tranquille. 1h10/1h15 pour les premiers 10km. Ce chrono est une estimation car je ne surveille pas du tout ma montre mais plutôt les sensations.

Les bornes kilométriques se succèdent. L’impression qu’on avance bien et à la fois qu’on est loin de notre but ! Mama déclare des douleurs aux hanches comme elle n’a jamais eu. Les corps grincent pour tout le monde au kilomètre 15. Peut-être est-ce le cap des 2H de course à pied qui éprouvent nos corps ? Le kilomètre 18 et le village de Saint-Lager se rapprochent… Mama a vraiment mal partout… Je redoute cette traversée. Je ne savais pas vraiment si je devais raconter ce kilomètre 18 mais elle l’a déjà écrit dans le compte-rendu de son compte instagram ( @mamafoutrak )…

Kilomètre 18

« C’était par là, à la sortie du village ». J’ai une boule dans la gorge. Mama pleure et appelle sa soeur. Putain je pleure aussi ce grand-père que je n’ai pas connu. Festif ce marathon on avait dit !

Kilomètre 21

Charentay, cap du semi-marathon. Un compteur indique environ 2h30. Je précise « environ » car une fois de plus, je cours en suivant Mama et Laulaure en ne projetant AUCUN chrono final. A Paris en avril, à ce moment-là je faisais déjà mes petits calculs pour deviner mon temps si j’arrivais jusqu’à la ligne d’arrivée. Tout a changé 😉 Le passage du 18 ème a libéré ma mère car elle court désormais sans douleur et je sens qu’elle est dans la retenue complète.

A ce stade du marathon, elle m’impressionne beaucoup car je lui trouve une fluidité certainement acquise en douze semaines de préparation. Moi j’avais hâte de passer le KM21 car désormais, nous sommes plus proches de Villefranche que de Fleurie. Tout va bien ou presque mais l’envie de faire pipi se fait urgente.

Jusqu’au kilomètre 24 

Je ne regarde pas le paysage, peu importe les montées ou les descentes, je cherche juste un arbre qui nous abriterait. Ah oui, Mama et Laulau ont besoin elles aussi d’une pause technique. Finalement, peu avant un nouveau château dans un domaine, toutes les trois dans un fou rire, on s’arrête derrière des arbres qui nous dissimulent à peine mais on s’en fiche !

Kilomètre 25

J’ai froid. Sous mon costume, la transpiration s’est transformée en humidité totale à cause de cette météo très froide. Olala mes fringues sont gelées. Je cours trop lentement pour me réchauffer mais je ne suis pas assez sure de moi pour accélérer ( et clairement pas assez entrainée car je risquerais d’exploser ) . Le temps commence à me paraître très long. Je suis contente de ce qui est déjà parcouru mais je n’oubliais pas ce qui reste à faire.

Je me détends grâce à tous ces coureurs adorables, grâce à mama qui lance à tous les bénévoles qu’elle croise « si t’es sage mon mari le Père Noël te gâtera » !

Kilomètre 27

Chacune de nous trois a arrêté de parler. Moi j’ai besoin de me recentrer. Je lance ma musique à fond dans les écouteurs pour entendre mes chansons fétiches. Laulau fait pareil. Nous courons les unes les autres avec 100m d’écart. Je sais que je ne vais pas tarder à décrocher de mama. Elle doit faire sa course pour elle. Ce n’est pas notre marathon mère/ fille à toutes les deux mais le sien et je ne dois pas contrarier la suite de cette course qu’elle a si bien préparée. Elle court dans la retenue, moi je suis au max, il reste trop de kilomètres pour que je suive maintenant sa cadence. En fait toutes les trois à ce moment-là, c’est le panneau du kilomètre 30 que l’on cherche. Symboliquement dans un marathon, ce cap est important. Il y a moins d ‘ambiance, moins de participants autour de nous, je suis dans le creux de la vague.

Kilomètre 30

Il est là ce foutu panneau des 30 ! Punaise j’en ai vraiment marre mais tout va bien si je suis honnête. Loin de la chaleur vécue au mois d’avril sur les quais à Paris, je me sens plus fraiche… Si pour mama, Laulau et d’autres coureurs c’est l’inconnue au delà du 30 ème, moi je la connais cette distance alors ça me détend et rassure. Au kilomètre 32, je crois que je décroche de Mama qui s’envole seule pour la fin de son second marathon… Pas de bisou ou d’aurevoir, on sait qu’on se reverra plus tard.

Kilomètre 33

Trois bornes qu’on se tape un faux plat montant dans Arnas, je résiste et trottine mais une « grosse » côte à la sortie du village m’oblige à marcher. On est pas très nombreux à cet endroit du parcours mais tout le monde a renoncé à courir. Comme à Paris, c’est donc au km 33 que je marche pour la première fois sauf que je sais avec certitude que cette fois-ci, tout est différent. Le recul m’a fait réaliser que je n’ai que subi ma course à part de ce moment lors de mon premier marathon mais que là je me sens mieux. J’ai une pensée pour Anne-Laure et Ariane qui m’avaient sauvée de la tristesse et de la déception pendant quelques kilomètres le 8 avril. C’est marrant mais c’est seulement maintenant que j’entends tous leurs conseils et leur bienveillance. Improbable mais le souvenir de leur présence m’aide beaucoup.

Kilomètre 34

Je n’ai pas marché longtemps, je trottine de nouveau dans un joli bois et Sonia, l’une de mes abonnées rencontrée quelques fois à Lyon me rejoint. La dernière qu’on s’était vues, c’était pour un brunch avant que je danse sur la caisse de la boutique Superdry. Je suis désolée pour elle mais j’ai la flemme de parler, rien à voir avec Foutrak la bavarde d’ instagram. Par sa présence, je m’empêche de marcher. Ça tombe bien, nous sommes rejoint par les coureurs du semi-marathon très énergiques et ça nous remotive.

kilomètres 36

Bon en fait je ne sais plus trop s’ils me motivent ou me dépriment. Leur énergie débordante contraste avec l’absence totale de la mienne. En fait je n’arrive plus à manger et boire, ça ne passe plus. Je tente du jambonneau et du salé mais ça ne veut pas. J’ai vraiment trop froid. J’ai l’impression que les gens qui me bousculent ( ah oui c’est le problème de nous mélanger sur la fin de parcours…) courent à 16km/h et que moi je recule. J’essaye de me dire en voyant le panneau 16km que je ne suis pas sur marathon mais un semi. Toutes les techniques sont bonnes pour tenir.

J’attends presque avec impatience les montées pour m’autoriser le droit de marcher. Là où j’accélère habituellement en descente, je trottine encore. Plus d’énergie. Je me fais dépasser de partout, je me rapproche de Villefranche mais c’est interminable. C’est bien les marathons mais c’est vraiment trop long. 36 kilomètres ça m’aurait suffi.

Kilomètre 38

Sonia et moi, rattrapons Laulau qui a mal aux pieds à cause d’ampoules. Moi aussi j’en ai, ça me brule vers les orteils et sur le coté du pied. Je cours avec des chaussures pas vraiment optimales sur une si longue distance. J’ai opté pour les Hoka Clifton 5 mais j’aurais dû leur préférer les Brooks running Bedlam avec lesquelles j’hésitais. En vrai je m’en fous car au kilomètre 38, peu importe la paire, j’en aurais eu quand même plein les jambes. Je repense à mes entraînements avec mon amie Marine Leleu, à ce jour où nous avions fait ensemble 110km. Je l’avais entrainée à l’extérieur de Lyon avant de revenir dans le centre faire à pieds avec elle 12 tours du Parc de la Tête d’Or alors qu’elle préparait l’enduroman. C’est quoi un tour du Parc sinon 3840m ? C’est ka distance qu’il me reste.

L’ambiance augmente à mesure qu’on se rapproche du centre. Globalement j’en ai marre comme quelqu’un qui courre depuis plus de 4H30 mais à part ça, je vais bien. Je me dis même que si j’avais fait une prépa j’aurais mieux gérer la fin. Je me dis aussi que je la jouerai différemment sur mon troisième marathon. La vraie différence avec ma première participation à Paris, c’est que je ne subis jamais et reste assez positive.

Kilomètre 39

« Toi aussi t’en as marre Sonia ? Moi aussi j’en ai marre.

C’est pas censé être si long 1000 mètres non ?

Il est où ce foutu panneau du kilomètre 40 ?! »

Kilomètre 40

Regarde il est là contre une benne à ordures notre maudit panneau !

Viens on fait des photos ! Attends je vais remettre du rouge à lèvres histoire de me laisser une chance de pas être dégueulasse sur les photos oficielles. On fait des pauses, on discute on s’amuserait presque mais ça, c’est ce que je me dis après. Laurence est partie devant.

Kilomètre 40,5

Alors qu’on entre dans la ville par ses quartiers pas terribles, voilà une énième dégustation de beaujolais en plus du ravitaillement très fourni ( il y avait même de la cote de boeuf et des grattons ! ). Quitte à être là, autant en boire non ?

Je sais que je serai finisher alors franchement, je suis plus à deux minutes près alors je m’arrête encore et profite de cette occasion inédite de boire un verre !

40,5 km qu’on lui court après à ce beaujolais et franchement… c’est pas le coup de coeur. Pas le temps de trainer, on a une médaille à aller chercher !

Kilomètre 41

C’est pas un kilomètre qui reste mais 1,195 et ça fait toute la différence 😉

On arrive sur la route nationale et c’est une belle descente. J’entends à peine les gens qui crient, les fanfares qui chantent et le reste, je pense seulement que mama est forcément déjà arrivée et que c’est mon tour bientôt.

Je repense à toute cette course, à ce dernier kilomètre, à ce bonheur de l’avoir fait, et dans un délice de fatigue mais j’en veux encore, dernier virage et je vois l’arche.

Kilomètre 42

Je me sens bien, je me sens tellement vivante, c’était un peu chiant mais c’était bien marrant, aucun regret, je l’ai fait, ah tu es là arche géante !!! Je rigole, mince déjà 42,195 km…

3…2…1…

PUTAINNNNNN !

 

5h07 plus tard, je suis marathonienne pour la deuxième fois !

Je retrouve mama, les filles, c’est fini.

 

Instagram
Facebook
Facebook
TWITTER
PINTEREST

Related Post

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Sur Facebook…

Ecris-moi !