Le CR des 20 km de Paris

Première participation pour moi, une super course dans la Capitale, retour détaillé sur ces 20 km de Paris.

Le retrait des dossards sur le village ressemblait à une immense publication Instagram ! Des stands de mes marques préférées mais surtout des visages familiers, les copains/copines et des rencontres inattendues avec certains athlètes lors de la remise des dossards des élites.

Un selfie sans moi ?!
Mais pourquoi on fait ces têtes Elnawak ?
Vincent Viet, traileur très famous pour les autres… et pas moi donc 😉
Wouaouh tout à coup je connais deux mecs appelés pour la remise des dossards Elite !
Marine Leleu, Fred le coach et sa chérie, Vincent mon nouvel ami, gross ambiance sur le stand TomTom !

 

Le vin c’est anti-oxydant !

Un café gourmand tiramisu/salade de fruits après des lasagnes est-ce bien raisonnable ? Idéal ! T’es sûr de toi la veille de notre course, Monsieur Yoann Stuck ?

L’alcool est à consommer avec modération bien sûr…

Il mettra 1H06, moi 1H58, pas tous le même niveau et la même réussite sur ces 20km de Paris…

Je suis dans le même hôtel que Yoann justement, Ely et le sien de Yoann, nous débarquons sur le village ensemble à 9h15. Nous ratons la photo de groupe, l’échauffement, nous avions mal compris l’heure de rendez-vous.

Photo de groupe sans moi…
…Echauffement collectif que je râte aussi !
C’EST TROP JE DIS STOP : Pas le temps pour une glace ou une crêpe, je reviendrai et c’est une promesse…

Pas le temps de traîner, nous rejoignons chacun notre SAS.

30.000 personnes, ça en fait du monde et nous prévoyons 30 min pour nous rendre au pied de la Tour Eiffel alors que nous avons seulement quelques centaines de mètres à faire. Je renonce au dernier pipi (jamais vu autant de monde, la folie !) mais pas à la dernière photo débile !

« Photo signée d’une certaine Foufou… »
Je vous rappelle que j’ai pas mangé de crêpe moi !

Je claque la bise à Ely et Yoann qui filent en « 2H05 et + », Le Yoyo Stuck est déjà en Elite, je suis presque seule parmi les anonymes mais non… car Fred mon coach me dit qu’il part dans ma vague et court AVEC MOI !

Wouaouh, je ne m’y attendais pas, je suis flattée mais aussi un peu gênée car j’ai couru tellement souvent seule que je ne suis pas sûre de savoir me faire lièvrer et qu’on va pas s’entretuer. S’il me supporte pas ? Si JE le supporte pas ? Olala je vais devoir me retenir de râler… Pas de stress mais pas de joie, comme la surprise de cette nouvelle est totale, je ne sais pas quoi penser d’être accompagnée par l’auteur en personne de mon plan.

J’ai peur, je tremble ! Non stp, ne sois pas méchant !

On est serrés comme des sardines dans ce sas. Je sais que nous sommes nombreux parmi mon entourage à porter la petite pastille bleue (1H45-1h54) mais je ne trouve personne du regard malgré mon mètre 80 bien utile dans la foule. Où êtes-vous les autres ? Tiens voilà Nadia !

Elle me détend en me parlant du RunInLyon. Elle me détend mais je suis pas stressée. Ou si. Par ma batterie d’iPhone qui descend en flèche à cause de mes instastory. Je remonte le pont d’Iéna et j’imprime bien ce que je vois dans ma mémoire.

Inmanquable Tour Eiffel. Première course parisienne et ça me fait quelque chose de faire le décompte du départ imminent de ma course pile ici.

(A quelques minutes du départ…)

La musique me met dans l’ambiance, j’avance et me rapproche de l’arche, je ne fais même pas gaffe qu’on a un peu de retard.

10H45 : Pan ? Boum ? On siffle ? J’en sais rien mais c’est parti !

(Ok je suis juste derrière mais on ne me voit pas…)

Je ne ressens rien de spécial, aucune appréhension à l’idée de tenter de courir au-delà du plaisir mais vers un objectif, j’ai 20km pour mettre un chiffre sur mon niveau actuel mais aucune attente particulière de moi même  !

Fred a participé tellement de fois aux 20 km de Paris qu’il connait par coeur le parcours et me briefe à la perfection sur toutes les difficultés ou pièges à éviter. Je me rends compte immédiatement de la chance que j’ai au premier long faux plat. Ce n’est pas une mauvaise surprise comme pour les autres dont c’est la première participation car il m’avait prévenu de ce point précis. Je ne maudis donc pas les organisateurs de nous infliger cela dès le premier kilomètre.

Je n’ai pas de stratégie précise car je n’ai plus l’habitude des courses sur route sans montagnes ou dénivelé. Nous étions 106 finishers sur mon Trail précédent (c’est TatacaroleG qui en avait rédigé un compte-rendu à lire ici d’ailleurs) si bien que je suis noyée dans la masse de tous ces participants et n’arrive plus à savoir ce que je suis censée faire.

« On part doucement, on voit comment ta fréquence cardiaque se porte, on fera le point au 12 ème mais ta première partie de course doit être tranquille ».

Ok Coach ! Du bon sens, juste des conseils, il m’apporte toute son expérience pour servir la mienne et n’est pas autoritaire. Sur ma montre, je regarde comment tape mon coeur, si la distance parcourue est fidèle au marquage et ma vitesse moyenne à quasiment chaque kilomètre. Je veux finir en bon état, sans prendre de mur ou finir au mental alors je fais très attention à moi en surveillant tous les indicateurs que j’observe sur la TomTom.

KM 3/4 : Après de longues artères engorgées, nous arrivons au Bois de Boulogne et le flot de coureurs se dégage, appréciable.

Je pose ma respiration, nous discutons, je me détends pour de bon et suis à l’écoute de toutes mes sensations.

KM 5: « On sort bientôt de cette zone arborée, si tu veux faire une pause pipi derrière les arbres, c’est maintenant ou jamais car après on retourne en centre-ville ! » C’est pas glam mais merci Fred pour cette info essentielle pour ma vessie qui explose !

Je suis pas fière de moi d’abimer la nature les guyz mais c’était juste vital sinon je me serais retenue de manger et boire pour ne pas aggraver mon cas. Justement, l’heure du premier ravitaillement. J’avale une gorgée et vole 4 raisins secs sans m’arrêter. Autant je marche beaucoup en Trail, je prends mon temps et discute parfois avec les bénévoles mais là je cours et ne ralentis pas l’allure.

L’assistance de Fred fait des merveilles car il me choppe une bouteille qu’il garde à la main plusieurs kilomètres. Il est 11H15, même en short/t-shirt j’ai chaud alors je bois à plusieurs reprises.

KM 8: « Regarde c’est Rolland Garros »

En plus de me donner des conseils (relâche en descente, petits pas et maintiens la cadence en montée), il me fait la visite touristique !

Km 10: Je ne regarde pas ma montre, il a la même que moi (la TomTom Adventurer) et se charge de surveiller pour moi notre allure. Magique et parfait car en plus il ne me communique pas les chiffres précis mais seulement si on s’éloigne ou se rapproche de mon objectif. Un ravitaillement où il me vole un morceau de banane, vraiment trop sympa !

Nous arrivons sur les quais.

KM 11: Tout va bien, je continue à pouvoir répondre à Fred, les gens que je croise me trouve « fraîche » alors que moi je me sens essoufflée sans la possibilité d’accélérer.

« Il va y avoir des ponts casse-pattes, une partie très longue avant de tourner après l’ile aux cygnes ».

A ce niveau là c’est plus des conseils mais carrément une bénédiction de dérouler les kilomètres avec mon coach !

Ces fameux ponts ? J’adore ! Moi qui m’entraine dans celui de La Croix-Rousse (1750 m, celui du RunInLyon), je ne crains pas ce que les habitués des courses parisiennes détestent !

Km 16 : Déjà ?! C’est la première fois que 16 km passent si vite ! INCROYABLE ! Mal nulle part, je suis pas encore au bout de ma vie et je me fais plaisir, gros gros kiffe ! Pas folle, je vois bien que je n’ai pas réussi à accélérer le rythme comme Fred m’y avait préparé et quand je vois le meneur d’allure du 1H55 me doubler et me dépasser, je comprends que c’est raté pour me challenger.

Rapidement, je me refais le film de ma préparation mais encore plus loin, je revois l’année de galères trainée par mes tendinites (je reviens pas dessus en détail hein…). La dernière fois que j’ai couru 20 km sur du goudron, c’était en avril 2017, soit 6 mois avant cette première participation à Paris et j’avais enchainé par 2 mois sans remettre les baskets avant de me préserver en optant pour le Trail (CR de la 6D lacs ici). En plein milieu de ma préparation, j’ai aussi fait le tour du Mont-Blanc en randonnée et j’ai très mal récupéré. Les 10 jours de marche (177km/12000D+) ont sûrement pas aidé pour arriver fraîche ce dimanche 8 octobre… je n’arrive pas à accélérer.

Encore une banane, encore de l’eau, aucune lassitude, au contraire j’adore ! Fred ne commente pas cette allure et au contraire m’encourage par plein d’encouragements tellement positifs !

KM 18: La route se rétrécit, il y a plus de coureurs tout à coup, les rangs se resserrent, dernière grande ligne droite avant le final !

Je reconnais les coins où je me suis déjà promenée, je vois dans la foule de coureurs des copines, il parait que c’est bientôt fini mais ça y est j’en ai franchement marre de courir… Je sais, je me contredis, mais c’est ça, la course à pied… J’adore, mais je râle, je déteste, mais j’y retourne !

KM 18,5 : « ça c’est ton vin rouge d’hier soir au restaurant avec Yoann Stuck et les autres, Foufou ! »

Fred a même pas besoin de m’engeuler, je constate tout seule que je n’ai toujours pas de jus pour accélérer. Je suis au plus près la fameuse ligne verte par terre qui indique la longueur officielle à la virgule près des 20km. Une fois de plus, s’il n’avait pas été là, je n’aurais pas su.

KM 19 : C’est long mille mètres. Et en même temps je vais faire quoi quand la course sera finie ?! Zut je sais pas je sais plus ! Je me sens globalement en forme, pas de mur.

KM 19,5 : Détache ta queue de cheval. Souris au photographe.

« OH NAN C’EST DEJA L’ARCHE ! »

Des frissons partout, de la joie surtout, le bonheur, celui que je recherche tant quand je commence à courir. Aspire ce qu’il t’arrive, souviens-toi, sois fière, c’est déjà fini.

« Fred, c’est toi ? Sacré métamorphose ! »

Je suis rincée mais à la fois j’ai encore du jus, la sensation se confirmera en synchronisant ma montre. 165 battements de coeur par minute, c’est pas mon max et c’est pas plus mal vu cette tête de la souffrance…

Je tape dans la main de Fred, une grosse accolade, wouaouh ça y est je comprends tout le sens de cette prépa, tout a été génial, je suis dans un état de forme phénoménal !

On me remet la médaille, je rejoins des copines, impossible de ne pas avoir le sourire, mes sensations sont tellement bonnes que j’ai réussi le pari !

Happy Hour : Un 20km couru = un collier en métal offert
Eles sont pas trop fraiches les instagrameuses parisiennes ??

Sur le stand, je suis rejointe par Ely Killeuse, elle aussi entrainée par Fred le coach, pour elle aussi le pari avec TomTom est réussi !

Comme il n’y a plus de crêpes je me fais vengeance sur les glaces, miam ! Yoyo l’auteur des 20Km en 1h06 est à la St Yorre, moi j’en suis au deuxième (passion/caramel est une association qui déchire !), voilà comment tout s’explique… 😉

 

Pour les chiffres et le classement officiel je n’ai rien à vous cacher alors je le publie, et pour le vrai CR, celui de mon expérience globale en 8 semaines avec TomTom Sports, je vous invite à prolonger la lecture ici 

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3 thoughts on “Le CR des 20 km de Paris

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